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La Chanson Grise
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6 juin 2019

Méprise (0897, "Monde Neuf")

              

          Le grand miroir des ombres vertes a capturé monture et cavalier, mais l’embellie d’image à foison de galop laisse au silence intime une place inchangée. La balance, on le voit, penche du bruire et de l’agir vers un plus grand repos.

         Impropres à la pierre, des frissons de surface augurent d’un grand déséquilibre, car si l’herbe du chemin n’est pas encore née, les eaux noires du lac se parent des diamants que lui offre le vent, signes flagrants d’un autre devenir.

          Les voix se sont tues. Une fin plane ici, mais nul n'a vu le début. Et l’on redoute un effet orbital que l’inversion des gravités pourrait compenser mais les altitudes, trahies par le vent, doivent s’y refuser.

           Présage funeste, barrières brisées, murets de pierre sèche renversés, le bétail des estives a rejoint la vallée.

          Ce monde, qui vient de reprendre une gestation laissée inachevée, n’était pas pour l’homme.

 

 

JCP 04/18 - 06/19

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12 juin 2013

Le Dictionnaire éventuel

 

À propos du "Dictionnaire éventuel"

 

                                  Ce "Dictionnaire éventuel", où tous les mots ne peuvent être représentés, n'a d'autre but que de distraire le lecteur, voire éclairer son visage d'un léger sourire. Et si ce sourire devait fleurir de temps à autre au gré de sa progression alphabétique, le but de ce dictionnaire (qui n'en est pas un) serait atteint.

Certes, des écrivains de talent, tels Gustave Flaubert et Ambrose Bierce, ou même Desproges, ont exploré le terrain du dictionnaire humoristique ou pamphlétaire, avec le succès que l'on connaît. Se voulant éloigné du plagiat - sinon original - le présent ouvrage s'essaie aux voies non empruntées, bien qu'étroites, du mot d'esprit où lourdeur et grossièreté ne sont pas les bienvenues.

Espérant que leur lecture n'en sera pas trop ennuyeuse, ces lignes (au nombre actuel de 170, en voie de publication intégrale) s'autorisent tant le jeu des syllabes et des mots que la contre-étymologie*...

 

* Contre-étymologie : Science inexacte visant à détourner le sens des mots à des fins avouées ; synonymes : non-sens, contre-sens, outre-sens, absurdité.

 

JCP

26 mai 2019

Souffles (1015, "Monde Neuf")

Souffles

 

                                                                   À St John Perse

 

C’étaient des vents immenses,

de vastes vents de continents qui repoussaient tous sables,

ailleurs de terres pures aux frontières coureuses d’un ouest sans ses mers.

 

Comblés les sillons de la terre, repoussées les rivières,

se découvrait à nu l’espace vierge, hypothétique promesse de vie,

page blanche offerte à toute création.

 

Mouvements innés de grands siècles cosmiques,

bouleversements des plus grandes eaux,

vacuité des grèves au ressac invisible

où jaillit l’inéquitable aux alarmes d’interrègne…

 

Du plus loin des terres désolées

s’unissent aux sables des mers accourues,

et le hurlement des vents qui s’apaise

voit la renaissance lente des herbes tendres de la vie.

 

 

Jyssépé 04-05 / 2019, inspiré par le recueil de poésie « Amers » de St John Perse

9 février 2019

Camembert (0986)

  À Francis Ponge,

à Gaston Bachelard

                      et à Philippe Delerm.

                  
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                           La forme s’oppose au carré blasphématoire, que le grand dieu capricieux lui-même eût réprimé, et, bien que d’un profil boisé pour les plus nobles, d’aucunes, du carton roturier - mais coloré - se satisfont. La boîte est ronde.                  

Un papier blanc poli brillant - nul n’osa l’argent - renferme le joyau qui, pour beaucoup, de lente péremption se prise.

Ici point de calcul savant ni de formule, le moderne n’a d’emprise sur le toucher sensible : la science s’arrête là ; et l’implacable logique cellulaire, qui fleurit à tant de creux de main, se montre impuissante. L’empreinte investigatrice, dont la courbe s’étire aux lenteurs mesurées d’une pression interne encore ignorée, se montre souveraine : tous sens éveillés, les senteurs dubitatives jouent le pari du goût !

Sous un affaissement qui se pèse, la lame crève, incise et sort engluée : une part du doute vient de se retirer. Et le précieux triangle, d’où s’écoule la marée lente d’un flot crémeux accosté sur la grève de porcelaine nous renseigne, alors que les effluves de saveurs promises nous parviennent. On croit déjà savoir.

Objet premier de l’esprit que l’imagination magnifie, passée l’épreuve décisive du goût, dont le plaisir dépend, le prestige du fromage s’écroule graduellement, et n’est plus bientôt que processus nourriciel :

- Mastication

- Déglutition

- Digestion

- Transformation

- Assimilation

- Exonération résiduelle.

On le voit, les plus belles histoires ne tiennent pas toujours leur poésie jusqu’au dernier vers, et parfois l’on croit voir dans la boîte fermée plus que ce qui paraît dans l’assiette.

 

 

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Jyssépé  02 / 2019 Sur une idée des Impromptus Littéraires : « On va pas en faire un fromage ! »

17 février 2017

0781 Avis de néant

 

Avis de néant

 

Au bord du miroir vide, rien ne paraît encore,

Mais le poids du désir d'une nouvelle aurore

Éveille les contours du spectre de l'ennui,

Où va sombrer le jour aux gouffres de la nuit.

 

Dans la paix qui combat aux guerres sans victoire,

Le malaise a grandi, qui nous pousse à tout croire :

L'esprit court la tempête, et sous de vains efforts

Ne voit plus de refuge - les horizons sont morts.

 

Alors comme un aimant réunissant ses pôles,

Au fond du grand miroir se fondent tous les rôles ;

On voit sous des éclairs des étoiles périr,

Et l'homme qui se mire voit son reflet mourir. 

 

 

JCP 26-28 12 2016,  01-02 2017

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20 janvier 2017

778 Le souffle retenu

 

Le souffle retenu

 

 

A la porte du vent, un implacable rite

Retient le voyageur sous l'arbre qui s'agite.

Il sait que ce plafond ne lui survivra pas :

Le regard du silence a profané ses pas.

 

Sous le règne évincé des dynasties trop brèves,

Des bouleversements ont dispersé le rêve :

Sur la route élargie vers les clameurs du soir

Il n'est de pierre plate où l'on pourrait s'asseoir.

 

Quelque chose a roulé sur ces rumeurs de fête,

Et la foule éphémère de ces mondes hurlants

Jamais ne ralentit le cours de la comète,

Car nul n'a su frapper à la porte du vent.

 

 

JCP  25 12 16

22 décembre 2016

Lui aussi (koan)

Essai de Koans* Zen...

 

 

1

 

Étant né de mère stérile,

il n'avait d'autre existence

que fourrure au dos des tortues ;

et bien qu'on l'appelât Non-Né,

vint le jour de sa mort.

 

 

 

 

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2

 

Sa mère n'ayant pas connu son père,

il ne put voir le jour

- et le déplora toute sa vie.

 

 

JCP 12 07 16

 

* KOAN : texte bref en apparence insoluble ou absurde, proposé par le maître au disciple Zen dans le but de l'interpeller tout en le poussant à la réflexion. (Surtout propres au bouddhisme zen Rinzaï).

7 décembre 2015

En el pecho

 

 

En el pecho

ou : héros d'un jour 

 

                            Né bilingue (occitan-français), j'ai toujours aimé les langues, mais c'est en espagnol où je brillais le plus, le pratiquant à toute occasion (Midi-Pyrénées, Occitanie aujourd'hui, oblige).

Remplaçante jeune, belle et pulpeuse de notre vieil encravaté-chapeauté-chauve de prof d'espagnol, dès son premier cours sa vue nous plongea tous dans l'émoi le plus vif, à un âge où les énergies tendent à se focaliser...

Désigné pour le jeu des questions-réponses celle-ci me demanda :

- ¿ Cuantas bombillas hay en el techo ? - "Combien d'ampoules y a-t-il au plafond ?".

Incapable hélas du moindre regard vers le plafond, tant il était figé sur sa poitrine idéale sise dans le déraisonnable moulé de son pull, c'est l'instinct qui me dicta :

- En el pecho hay dos bombillas. - "Sur la poitrine il y a deux ampoules" - immanquable facétie (en outre le plafond en comptait quatre) provoquant - cancres exceptés - l'hilarité générale.

Pecho / techo, une seule lettre pour autant d'effet, je me sentis rougir jusqu'à la pointe des cheveux, et vis que l'on pouvait remarquer de même une certaine coloration cutanée sur le joli visage de la jeune professeur, dont la voix se troublait.

Je fus vivement réprimandé pour le chahut et, n'osant répondre à mon allusion, celle-ci passa d'emblée à la question suivante, alors que les rires et les pouces levés vers moi s'apaisaient difficilement.

  

JCP 11-12 2015 Pour Les Impromptus Littéraires (Un enseignant qui vous a marqué)

19 janvier 2016

Disparition de Michel Tournier le 18 janvier 2016

Avec Michel Tournier disparaît un de mes écrivains favoris, rejoignant le Panthéon des derniers géants de la littérature, ceux qu'on ne saura pas remplacer, tels, dans un autre registre, Julien Gracq, disparu un peu plus tôt, lui, le 22 décembre 2007.

Merci Michel Tournier, pour toutes ces heures de lecture d'un enrichissement enthousiaste que tu m'as si généreusement dispensées.

Je ne pourrai désormais que te relire.

- Tiens le coup, Jean...

JCP

19 octobre 2019

Le vent des âges (Proses diverses, 0034)

 Octobre 2016

 

Le vent des âges

 

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Ce matin là, trois cheveux blancs dans la glace en me levant !

Les cheveux d'un autre assurément, rendus là par la fantaisie du vent. A ce malornement rien d'inquiétant : le vent les déposa, le vent les reprendra.

Le lendemain, six cheveux blancs dans la glace en me levant.

Le vent se joue de moi, pour sûr il faiblira.

Mais il n'est pire traître que le vent, tous les marins vous le diront...

Et ce fut ainsi que chacun des matins de ce monde m'apporta son lot de cheveux blancs supplémentaire.

Le vent ne fléchissait pas. Tantôt calme tantôt courroucé, il n'a pas d'âge, lui, et se moque bien de mes cheveux !

M'étant jusqu'à ces tristes jours considéré comme étranger à tout vieillissement, voire immortel, un souffle intérieur fait de panique réflexive m'investit alors, assassin du sommeil et pourvoyeur de rêves mauvais.

Redoutable, la déprime du blanc de l'âge se ruait sur moi.

Il y avait erreur sur la personne, On s'était trompé. Cela rentrerait dans l'ordre...

D'autres miroirs pourtant montraient la même image : celle d'un homme atteint par l'irréparable.

Des soins multiples, régimes alimentaires et traitements réputés souverains furent sans effet : chaque matin dans la glace, la couche neigeuse s'étalait plus encore.

Des solutions radicales, chapeau, perruque, tonte à ras, furent pensées sans trouver asile en mon âme dépitée, qui répugnait à ces artifices d'esthétique incertaine.

Je le vis bien, je n'existais plus. Dans la rue, personne ne se souciait de moi, et les femmes me croisaient sans le moindre regard pour moi. Un mort vivant.

Des cheveux blancs. Moi...

Acculé, rendu aux extrémités, un ami m'indiqua certain vieil homme, aux pouvoirs comme à la sagesse réputés. Quelque charlatan me dis-je, sonnant à la porte d'un modeste appartement du centre de la ville, très fréquentée ce jour-là.

Le cheveu noir malgré l'âge visible, enveloppé d'un kimono de soie noire ceint d'une ceinture rouge, le visage rond, jovial et sans rides, l'œil vif et doux à la fois, l'homme parla peu, mais approcha un moment ses mains des attributs capillaires fautifs, déclarant tout net :

- Le mal est réparé. Vous ne me devez rien. Retournez chez vous en regardant - c'est essentiel ! insista-t-il - toujours droit devant vous ; évitez tout miroir - instrument des vanités ! -, sinon le charme, sachez-le bien, sera brisé à l'instant même ; enfin, affichez le sourire et vous connaîtrez la paix.

Écoutant l'homme (on ne sait jamais...), je figeai mon regard droit devant moi, ignorant les vitrines des magasins, affichai de mon mieux un visage avenant éclairé d'un léger sourire, et vis que des passants croisés me souriaient également ; alors qu'une femme, plutôt jolie, croisait mon regard avec insistance, souriante elle aussi...

Cela fonctionnait. De son fluide puissant, le vieil homme m'avait rendu ma vraie toison, j'existais à nouveau !

 

Rentré chez moi pourtant, le fléau neigeux était toujours là, dans la glace.

Mais désormais je savais m'en libérer.

 

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JCP 19 10 16 Pour les Impromptus Littéraires (sujet proposé par moi-même à l'occasion de la foire aux thèmes) : utiliser l'incipit "Ce matin là, trois cheveux blancs dans la glace en me levant."

13 juin 2019

Calligraphie (1025)

 

                          

Laisse de haute-mer,

longue ligne tracée haut sur le sable,

débris asséchés repris des eaux futures

et reconduits tant de fois encore…

 

Voyage au gré de la vague et des vents

de feuillages lointains,

herbages surgis des profondeurs,

squelettes rompus d’êtres marins ;

âcres fumets de décompositions

séchant au soleil.

 

À l’encre venue d’outre-rive se trace,

sinueuse sur le sable des grèves,

la fugitive calligraphie des mers.

 

 

 

JCP 06/2019

21 juillet 2018

Désaiguillage (0901)

 

Désaiguillage

                                                                                                          À Martine

 

                Le nombre infini des aiguilles que le Temps dépose ici n’est pas des pins, mais de toutes horloges du temps qui viennent mourir en ce sous-bois, et ne connaîtront plus le cadran.

                Le cycle qui vient de s’interrompre affecte les passagers du Temps, et tout se fige dans une chorégraphie de silence, que seul le vent anime encore dans les hauts branchages.

                   Dans un bien-être permanent, nul ne vieillit ni ne meurt mais, de jour en jour, le temps immobile se charge de lassitudes lourdes.

                  Le corps figé n’appelle plus aux plaisirs ni aux besoins de son ancien monde, soient-ils de boire, de contempler (la forêt de pins lasse le regard), de chère ou de chair. La vie ainsi réduite s’affuble d’indécises valeurs, et son intérêt s’érode à l’âme, où le néant s’insinue.

                  Sortir du bois se pense, mais l’idée de vieillir chasse sans cesse cette pensée qui s’obstine...

                 Pourtant, un par un et à pas lents, les passagers de ce voyage hors du Temps sortent du bois, préférant une mort annoncée à la vie sans vie de cette éternité-là.

                  Dans le cri rauque des carillons étouffés sous leurs cendres, le vent a dispersé les aiguilles.

 

 

 JCP 12  04 18

1 juillet 2018

Souvenirs d'avenir (0907)

 

Souvenirs d’avenir*

                                                                     À Éric Emmanuel Schmitt

 

 

Les fumées qui se dissipent

laissent voir dénudés les relents d’une vie non vécue,

mémoire précieuse d’un avenir volé au temps qui n’est pas encore né.

 

Et comme prise au futur des grottes,

l’eau anime l’horloge inexorable qui claque lentement ses gouttes,

vagissement séculaire d’intention lente qui naît à la roche.

 

Mais le bord de falaise habille le bout du pied d’un frisson de néant,

alors que les fulgurances du temps

ne laissent aux nouveaux nés qu’un avenir mort-né.

 

Et dans cet univers de croissance temporelle incontrôlée,

l’avancée du futur, où veillent des peurs inconnues,

ramène au réel d’un présent qu’il est urgent de vivre.

 

 

* Titre dédié à Éric-Emmanuel Shmitt (« La part de l’autre », réplique de « Onze-Heures-Trente »).

JCP  3-4 mai 2018

1 mai 2018

L'Esprit du bois (0906)

 

 

 

 

L'Esprit du bois

 

Table essuyée volets tirés,

à l’issue du repas ils invoquaient l’Esprit - et l’Esprit était là.

- Une fois c’est oui. Deux fois c’est non.

Amour, fortune et bonheur n’attendaient que le oui,

et la table disait oui !

 

Ainsi tous assurés de leur part de bonheur passèrent au salon :

champagne et gâteaux secs à l’avenir radieux !

- Une fois c’est oui. Deux fois c’est non.

- Au OUI levons le verre !

 

Or, dans la pièce voisine dont la porte était close,

la table du bonheur disait encore oui :

la dent d’un ver foreur,

Esprit du bois d’un appétit rageur,

à chacun de ses coups faisait dire à la table :

- oui… oui… oui… oui… oui…

 

- Une fois c’est oui. Deux fois c’est non.

 

 
 

 JCP 01 05 18 Pour les Impromptus Littéraires : Esprit es-tu là ?

13 janvier 2020

La peur de la nuit (1120, haïku)

 

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 Jyssépé, monochrome : "Portrait de la Nuit" (9.000 $)

 

 

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Ayant vu le jour la nuit

la nuit toute sa vie

eut peur du noir la nuit

 

 

JCP 01/2020

14 mars 2020

Le vin du Temps (Quatrains, 1086)

 

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                                    Le vin du Temps

 

                                              Des pierres que vendangent

                                              Les blancs rayons de lune

                                              Coule un vin de poussière

                                              Au grand sablier du Temps.

 

 

 

JCP 03/2020 

16 mars 2020

D'un virus à l'autre

 

Toulouse, place du Capitole, virus : COVID-19

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                                                                                            (Image La Dépêche, 15/03/20)

 

Toulouse, place du Capitole, virus : RUGBY-15

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                                                                                         (Image JCP,  10/2015)

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18 janvier 2020

Antipodes (haïku, 1132)

 

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                                                   Image : Pixers

 

                                                À Denis L.

 

 

Le marin ne sait pas

à quel moment précis

la proue fend l’horizon

 

 

 

JCP 01/2020

29 octobre 2019

Citation : Sénèque

 

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Sénèque (4 av. JC - 65 ap. JC)

 

« La vie, ce n'est pas attendre que l'orage passe, c'est apprendre à danser sous la pluie. »

 

 

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9 février 2020

Cuisine innovante (quatrains,1165)

 

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                   Cuisine innovante : qu’en est-il de la pâtisserie ?

 

                         Centre-ville en terrasse.

                         La gaufre chantilly

                         Saveur lacrymogène :

                         Spécialité de France.

 

 

 

JCP 07/02/2020, au Grand Café Florida devant une gaufre-chantilly un samedi de manif (Toulouse)

16 février 2020

Débris de rêve (Quatrains, 1167)

 

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                           Débris de rêve

 

                                   Aux confins du cosmos, le rond-point des étoiles

                                   S’engorge lentement, encombré des débris

                                   Du rêve des humains. Car à ces lieux lointains

                                   De tout être vivant, la pensée seule accède.

 

 

JCP 02/2020

23 décembre 2019

Le Dictionnaire éventuel : 92 Hypocrisie

 

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Hypocrisie : désigne les pathologies du cheval se manifestant par crises.

 

 

22 mars 2020

La mort du rêve (1164)

 

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                                                             Manet, Julie rêveuse

 

 

                                             La mort du rêve

 

                                             Par le lointain voyage

                                             Ou le sommet vaincu,

                                             Meurent au fond de nous

                                             Les plus beaux de nos rêves.

 

                                             Est-il un cimetière

                                             Où se pleurent les rêves ?

 

 

JCP 02/2020

13 juillet 2014

Le dictionnaire éventuel : 28 Alabama

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Alabama : Président des États Unis    

 

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 QU'EST-CE QUE LE DICTIONNAIRE ÉVENTUEL ? :

 

http://chansongrise.canalblog.com/archives/2014/07/08/30215092.html

 

 FEUILLETER LE DICTIONNAIRE ÉVENTUEL :

http://chansongrise.canalblog.com/archives/le_dictionnaire_eventuel/index.html

    

4 juillet 2014

Le Dictionnaire éventuel : 12 Waouh

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Waouh : Équivalent américain de « putain con » ; hurlement de canidé.

 

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