03 janvier 2020

La rôdeuse (1110)

 

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La rôdeuse

 

De l’un à l’autre de ces mots,

auxquels mon stylo vieillissant perd encore de son encre,

la mort s’est rapprochée de moi de quelques minutes ;

- mais aussi (vous n’y pensiez pas) de vous-même qui lisiez ces lignes…

 

Et les lire à l’envers n’y changera rien.

(Voyez, le mot délire est pris ailleurs).

 

À peine nés, nous vieillissons*.

 

Embusquée en tout lieu,

l’impermanence est l’amie du temps qui passe,

et le temps fricote avec la mort.

 

Incontestablement.

Aucun arrangement n’est possible.

 

 

 

* Ici, une bonne nouvelle pour les affligés de l’âge :

Le nourrisson d’un an vieillit de 100% dès son second anniversaire,

là où le centenaire ne vieillit que de 1% !

 

 

 

►◄

 

 

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 This is the end.

 

JCP 12 19

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24 décembre 2019

L’Être (1100)

 

 

Ploie et déploie,

      humide et bientôt sèche,

roule et déroule

        sur la grève sans cesse,

de la vague qui meurt

        naît la vague inconnue.

 

Où point la vie la mort accourt ;

                     surgisse la mort la Vie demeure,

et lisse et relisse ses plumes

                         aux éternels rivages du temps.

 

 

 

JCP 12 19

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23 janvier 2019

Impermanente dune (0769)

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Impermanente dune

 

Vaste sablier du temps, la dune lentement

Sous la brise de mer égrène ses tourments.

Le pas du promeneur aux traces sans visage

Disparait doucement sous les rides sans âge,

Et la grève à son pied menace du néant

Les jeux de sable fin délaissés des enfants.

 

Soudainement accru, un souffle atteint l'oreille,

Y parle de lointains et retourne à sa veille ;

Le cri d'un oiseau blanc parfois déchire l'air

Puis se fond dans la paix des rumeurs de la mer,

Alors que sur les eaux parviennent les senteurs

De rivages dorés ruisselants de chaleur.

 

Royaume impermanent que la brise ensorcelle,

Masse paisible et nue, fragile citadelle

Assiégée par la vague, des vents te comblent d'or

Quand d’autres plus cruels ne veulent que ta mort.

 

 

JCP 11/2016 – 11/2018

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