02 décembre 2018

Vieux pavé (0949)

IMG_3350 copieCOMP

                                                                                                                                       Vieux Toulouse : rue Bédelières (im. JCP)

 

 

Vieux pavé

 

Ô délices des senteurs oubliées,

effluves d’un passé révolu

que faux marbre, métal poli, béton immortel et verre fumé,

trop ruisselants de moussante lessive,

ont à jamais bannis de notre connu olfactif…

 

Où êtes-vous, arômes putrides des fonds de cave où prospère le rat,

êtes-vous à jamais enfuies, exhalaisons des poutres moisies

ou du salpêtre au crépi décollé ?

Et vous, bouquets fins des urines fermentées,

cadavre de boisson où se lit misère et splendeur :

perdus pour toujours ?...

 

Ainsi nous te célébrons, rue Bédelières,

mémoire du passé, biographie vivante de l’émanation retrouvée,

page émouvante d’archéologie

où se met à jour l’excrétion qui se cache,

et te décernons le Grand Prix du Patrimoine Odoriférant !

 

 

 

Jyssépé 11 2018

Posté par J Claude à 18:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 février 2018

Quintessence cosmique (838)

IMG_2837 copie

 

Quintessence cosmique

 

Ambiance feutrée, tapis de laine épaisse,

Le décor irréel des nuits enchanteresses

Pèse de tout son poids sur l’esprit vagabond,

Qui lentement s’apaise en un dernier rebond.

 

Sous la douce chaleur de ces airs parfumés,

Et dans l’essence pure du calme provisoire, 7-6

La mutation s’opère, invisible fumée

Repoussant d’un seul trait la nature illusoire.

 

Et dans ce monde clos que de fines parois

Protègent des humeurs, s’élève une musique

Aux notes silencieuses qui vibrent, bénéfiques, 7-6 sans diérèse

Et du fond de notre âme appellent à la joie.  7-6

 

JCP 12 2017  Pieds au tapis de « Ma Biche sur le Toit », toit des Galeries Lafayette, Toulouse.

Bar-cabaret-restaurant gastronomique de Michel Sarran

08 novembre 2015

Les yeux fermés

 

Les yeux fermés 

 

Comme une houle sonore à l'invisible flot

dont le flux et le reflux

semblent porter tour à tour

l'oreille et le corps vers de vagues lointains,

la terrasse du grand café

respire au vent du large

des grèves citadines.

 

 

JCP 08 11 15  07 11 15 par une chaude soirée de novembre, au Florida (Toulouse)

Posté par J Claude à 10:05 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :