29 juillet 2015

714 Vite le futur

Vite le futur

 

Bouteille de coca d'une main

                             de l'autre mon téléphone

impatient j'attends demain

qui déjà sonne à ma main

 

JCP 07 15

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21 juillet 2015

La machine à rien-faire (nouvelle)

 

La machine à rien-faire

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le cékoidon comp

                

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                           C'est à l'Inquet*, grand fouille-tout de la ville que je la vis, à même le pavé, pitoyable et poussiéreuse. Oh, ce n'était rien qu'un vieil assemblage de laiton, de fonte et d'acier, présenté sur le socle lourd des instruments anciens, imaginés aux mains de savants très ignorants, doctes déducteurs de lois passées de mode, et dont on rit aujourd'hui.

A son comportement empressé, on eût dit que le vieil homme trouvait en moi le client longtemps attendu, le seul en accord parfait avec l'objet qu'il n'aurait voulu vendre à nul autre : mon prix fut le sien, et les recommandations interminables. Comme qui, déchiré, vous cède son enfant qu'il ne peut plus nourrir - et je crus voir une larme à sa paupière lorsqu'il me tendit la machine lourde, emballée dans plusieurs épaisseurs de papier journal :

- Prenez-en grand soin jeune homme, le meilleur du génie mécanique du dix-neuvième siècle - celui que nul n'a su voir ! -, réside en ce bel objet ; je ne vous en dis pas plus ; vous me remercierez plus tard...

Je pris congé courtois, le volumineux paquet sous le bras.

Éreinté par la course et le poids, rendu dans mon modeste meublé j'opérai un nettoyage-lustrage en règle de la mystérieuse acquisition où parut, gravé sur sa base :

 

Maquina de pas-res fa **

 

Je dus m'asseoir : "Machine à rien-faire" dans l'occitan toulousain d'alors !

Surprise et déconvenue passées, la chose vint à me plaire : elle était si belle sous le grain de sa peau noire et le poli de ses commandes... "à rien-faire"... : inutile comme l'art véritable, œuvre sans doute unique de quelque visionnaire, impressionniste des mécaniques, Picasso méconnu des automates !

Fasciné-médusé sourire large, je passai le reste de ma journée à rien-faire à la machine ; alors que d'ordinaire cela se fait aussi bien sans aide - tous les oisifs vous le diront. Paisible et silencieux je demeurai là, caressant, manipulant sans cesse ses leviers, ses gâchettes ses cadrans, tournant ses molettes, repoussant ses boutons dorés, buvant goulûment la musique de ses rouages, m'enivrant des senteurs de sa matière patinée, où ne paraissait que la marque infime d'un usage respectueux.

Ainsi nourri jusqu'au soir de l'inutile, c'est dévorant les pauvres restes d'un poulet froid que la lumière enfin m'apparut :

- Le vieil homme avait raison : l'esprit le plus fin, le plus subtil, le plus méconnu du dix-neuvième siècle, à contre-courant de l'avancée technologique, de l'industrie, de l'entreprise et du capital réunis était bien là, sous l'aspect de cet objet d'un art absolu tombé dans l'oubli : le concepteur de génie, trop longtemps prisonnier de l'utile, martyr de l'efficace et du rentable - message probable à la postérité -, en poète de l'hermétisme des formes avait imaginé cet appareillage, dans l'espoir qu'une élite future en saurait extraire la portée sublime.

Mon ego me dicta : "- Pour toi seul qui es élite et génie réunis !", mais je déclinai modeste.

 

De nos jours, autre époque autres machines, le rien-faire se pratique en général devant des écrans colorés.

 

 

* Prononcer Inquet avec le "in" anglais et le "t" marqué.

("Hameçon" en français, marché aux puces toulousain qui parle de pêche aux affaires - comme d'arnaque et de pick-pockets).

** Le "A" de "maquina" se prononce "O" (intonation grave bouche ouverte) ;

"fa" se prononce fa.

Les "S" se prononcent.

 

 

JCP 07 15 Pour Les Impromptus Littéraires ; thème : le "Céquoidon" suivant image

(texte ajouté sur embase).

http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/ 

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17 juillet 2015

709 Aux rivages de lumière

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La Garonne aux Quinze Sols (nord de Toulouse)

 

Aux rivages de lumière

 

L'aube des faucheurs

jette par les champs mille étincelles lentes

que le soleil allume à la lame qui court,

à l'herbe qui ploie et se couche ;

et sous l'azur du ciel où se fond...

- Assez !, foin de la moisson qui prend son temps sous la plume des poètes romantiques vêtus de frac, canne et chapeau dans la poussière des champs !

Qui pourrait, aujourd'hui encore, anachronique désuétude s'extasier ainsi - béat -, sur les soi-disant beautés de la nature ?... me déclarait convaincu mon voisin René. Il s'agit bien de perdre son temps à ça !

La coque brillante et noire de ma nouvelle auto, ma vaste piscine couverte et chauffée, mon habitation automatisée télécommandée isolée sécurisée ecologisée, ma pelouse toujours verte et rase exempte de l'arbre à la feuille odieuse, mes enfants ma femme vêtus de prestige, la voici la contemplation du bonheur du monde, la joie de vivre et de posséder conquise de ma vaillance et de mon labeur : chaque minute de vie est un combat, le savez-vous ?

Je laissai là mon voisin, persuadé de son bonheur par les médias mercantiles, et je lui tus que je ne saurais être heureux sur le champ de sa bataille - ne me sachant d'ailleurs pas en guerre.

Alors, le vêtement et l'auto démodés mais tellement confortables, je fus en secret observer puissamment l'écoulement du fleuve, à l'ombre des grands arbres où chante la fauvette, où bondit l'écureuil où plane le milan noir, un ouvrage de poésie et un peu d'eau dans mon sac.

Et je m'en retournai le soleil bas, taché d'horreurs mystiques*, la brise du soir éparpillant mon cheveu négligé, peut-être plus enchanté de vivre encore que mon voisin René.

 

* Que Rimbaud me pardonne.

 

JCP 07 15  Pour Les Impromptus Littéraires

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11 juillet 2015

706 Au parc

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Au parc

 

Libre et pourtant captive,

jaillie d'un rocher de hasard

l'eau qui ruisselle emplit la mare des ans.

Sous les ramures ennemies

qu'emmêle au soleil une guerre lente,

la feuille des eaux sourit au gibier d'ignorance ;

et, venu des âges lointains,

Apollon sous la mousse a souri

aux verseuses qu'un rayon incendie.

Jeunes cris, parlers plus anciens

mêlés dans l'air un moment

sont bus par le souffle du vent,

et la paix diffuse retombe sur le grand parc.

 

 

JCP 07 15

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07 juillet 2015

AIDONS LES NÉPALAIS

BLOG AF

 ACCÈS AU BLOG : CLIC / IMAGE CI-DESSUS

Aidons les Népalais

                                                     Oublié le cataclysme qui frappa le Népal, malgré l'aide qu'il nécessite toujours : tellement plus préoccupants pour les médias sont la météo, le lit des présidents ou le dernier nichon-chantant !

Ami d'enfance, Alain Fabre, résidant à St Juéry (Tarn), grand parcoureur des montagnes de ce pays, offre depuis trois ans déjà son aide bénévole à un orphelinat de Kathmandou.

Bouleversé par le séisme du mois d'avril - et par la perte de ceux qui étaient devenus ses amis -, celui-ci résolut d'ajuster son aide à l'ampleur du besoin, fondant l'association : "Solu Child Orphanage", tant venir en aide aux orphelins, certains estropiés, était urgent.

Ceci lui a permis l'achat d'un terrain et le démarrage des travaux pour un nouvel orphelinat à Kathmandou même.

Seuls 8.000 € font défaut aujourd'hui à l'association pour mener le projet à terme.

Si un peu de compassion vous anime, vous pouvez participer en déposant aussi votre don, ou en faisant connaître "Solu Child Orphanage" au plus grand nombre :

 

Virement au Crédit Agricole : Assos Solu Child Orphanage
IBAN: FR76 1120 6200 2490 0132 9389 372
Ou envoyer un chèque à : Solu Child Orphanage , 6 rue du Bac 
81160 Saint-Juéry

0563 451453, 0676 766685              


soluchild@orange.fr 

http://soluchild.wix.com/kathmandu

 

 https://www.facebook.com/pages/Solu-Schild-Orphanage/2418...

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Ci-dessous :

- L'appel lancé par Alain Fabre.

- Son compte-rendu

 

JCP

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Bonjour , Pour info

Le 25 avril, le Népal subit un terrible tremblement de terre. Très attaché à ce pays où je me suis rendu 5 fois pour effectuer des treks  en montagne et depuis 3 ans aider un orphelinat de Kathmmandu, je suis traumatisé par ce qui arrive à ce pays si pauvre avec ses habitants d'une si grande gentillesse

Nous rentrons avec mon épouse de Kathmandu

compte rendu de notre périple  à Kathmandu sur mon Blog:

 

http://tremblementdeterrenepal2015.blogs.nouvelobs.com/

 faites suivre 

merci

Alain Fabre, 6 rue du Bac, 81160 Saint-Juéry, 0563 451453, 0676 766685

Correspondant bénévole pour l'hebdomadaire le Tarn Libre.

Il y a ceux qui possédent sans travailler et ceux qui travaillent sans posséder (Ferdinad Buisson Prix Nobel de la Paix 1927)

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le bout du doigt

Choisis le travail qui te plait et tu seras en vacances toute ta vie (Confucius)

 

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                                                       Le 25 avril, le Népal subit un terrible tremblement de terre. Très attaché à ce pays où je me suis rendu 5 fois pour effectuer des treks  en montagne et depuis 3 ans aider un orphelinat de Kathmmandu, je suis traumatisé par ce qui arrive à ce pays si pauvre avec ses habitants d'une si grande gentillesse. Après 3 jours d'appels infructueux, je réussi à joindre l'orphelinat. Kame Magar, son directeur me dit sa détresse. Pas de blessés mais des enfants traumatisés qui ne veulent et ne peuvent plus dormir dans cette maison qui a subit des dégâts suite au tremblement de terre; maison qu'ils vont devoir quitter car devenue dangereuse, mais aller où? A kathmandu, on ne trouve rien à louer. Je  constaterai sur place que la moitié des maisons ou immeubles sont à rénover ou à détruire avant reconstruction. Je dois aider l'orphelinat au travers de l'association que j'ai créé il y a 3 ans. Je lance un appel sur les réseaux sociaux, à plusieurs centaines de mes contacts et dans la presse locale. Je dis à mon épouse : "je rêve, mais si on a 5000€, je vais à kTM en payant moi même le billet d'avion". Il est bien sûr hors de question que l'argent récolté serve entre autre à payer l'avion ou quoi que ce soit. Quinze jours après, les résultats sont au delà de nos espérances 5000€;  mon épouse Yoyo me dit: "je viens avec toi". Elle a déjà partagé du temps avec les enfants à 2 reprises à KTM. Nous achetons les billets d'avion et le départ est fixé au 21 mai. Arrivés à KTM le 22 au matin, nous constatons que le tarmac de l'aéroport est encombré d'un grand nombre de containers de matériel et de nourriture pour l'humanitaire. Un nombre incalculable d'hélicoptères sont sur le tarmac et font des rotations ininterrompues. Quantité d'avions cargo sont présents et nous verrons durant nos 5 jours sur place un grand nombre d'avions cargo atterrir et décoller. Kamé nous attend à l'aéroport. Nous traversons la ville pour nous rendre à Jorpati, un quartier de KTM se trouvant à proximité de Bobnath. KTM vit à son rythme habituel, on ne dirait pas qu'il y a eu un tremblement de terre "hearquaque" en anglais, les népalais parlant en grande majorité anglais. Par moment des visions apocalyptiques, des immeubles par terre, d'autres qui sont tombés mais soutenus par celui d'à côté. Ce n'est plus du cinéma, ce n'est pas un film catastrophe et je peux vous dire que ça vous tord les tripes et vous donne envie de pleurer. C'est inimaginable, on se rendra compte plus tard que tout est à reconstruire. Nous arrivons à l'orphelinat et sommes accueillis en sauveurs. L'orphelinat n'est pas détruit mais fendu, il penche de quelques centimètres. Les enfants dorment sous la tente. La mousson arrive, le gouvernement népalais demande aux habitants de construire des maisons en bambou, comme au Japon, Laos, Thailande, etc.et veut construire un orphelinat en bambou, car il loue cet appartement sur 2 niveaux 220€ par mois. Nous devons aller voir un terrain l'après midi même.  Nous recevons le traditionnel Khata (foulard que kamé nous met autour du cou). Nous remettons aux enfants 20kg de vêtements que l'on nous a donné en France, ainsi que de nombreux stylos, trousses pour l'école et double décimètres offert par le Carrefour Market de Saint-Juéry. Au repas de midi où nous apprécions notre premier dal bath (riz avec une sauce au lentilles) kamé me dit : "Les enfants ont changé depuis votre arrivée, la joie illumine leurs yeux." Nous retrouvons Rozina 10 ans, elle est méconnaissable, si triste il y a 2 ans, elle rayonne de bonheur, il lui manque l'avant bras droit; il y aussi Passon, un petit garçon de 7 ans qui saute à mon cou et me fait de nombreux bisous.

Après le repas, nous allons voir le terrain qui se trouve à coté d'une école construite entièrement en Bambou, une vingtaine de classes, crépies à l'intérieur. Nous partons en ville et là c'est l'apocalypse: Ce n'était pas un film catastrophe, mais la réalité qui dépasse l'entendement et cette réalité fait mal. A la télé nous en voyons tant de catastrophes!!! Mais là nous sommes dans le réel, le temps présent et c'est beaucoup plus que ce que l'on peut imaginer. Des rues entière dévastées. Aucune sécurité, on peut approcher les ruines. Des maisons qui s'appuient sur d'autres, des gens à l'intérieur récupèrent ce qu'ils peuvent, des meubles, des briques et des matériaux pour reconstruire. 
KTM est devenue une ville de tentes, des milliers poussent en ville. Des immenses terrains en sont recouverts installées par les ONG du monde entier. Tout est très bien cadré, les stocks de nourritures sont gardés par l'armée; la distribution étant organisée par les ONG. Sur les trottoirs, dans les ronds points, des bâches tendues par 4 bambous font office de tente.
En fin d'après midi, nous avons rencontré karma Lama le Directeur de l'agence de voyages de KTM avec qui nous effectuons nos treks et Chantal son épouse. Nous avons dialogué prés de 2 h; ils nous ont raconté le terrible moment. La maison qui bouge, ils vont vite dans la rue mais il leur est très difficile de marcher car la terre est en perpétuel mouvement. Depuis la 2e secousse du 12 mai les népalais sont traumatisés.
Chantal nous a confié que chez elle, elle voit encore sa maison qui bouge. Ils dorment à la maison depuis le 20 mai, mais sont sur le qui vive. Ils attendaient ce tremblement de terre depuis 10 ans, les étrangers le savaient. Les népalais ne s'en préoccupaient pas. Karma a prêté toutes ses tentes qu'il a installé sur un terrain pour ses voisins. Avec Chantal, ils aident un petit village à construire des abris avant la mousson. Les népalais, ce peuple si chaleureux est en train de vivre un grand moment de solidarité.

Les treks étant annulés, seule ressource pour Kamé avec très peu d'aide du gouvernement, il se demandait comment il allait pouvoir continuer:

Nous avions 7000€ de disponible, nous leur avons acheté:

Beaucoup de vaisselle, il leur manquait de tout: Verres, tasses, bols, assiettes, casseroles, plats, mixer, bouilloire, thermos, 40m2 de tapis qui fait fonction de matelas, etc. Des jouets pour les enfants, ils n'ont rien, Othelo, le monopoly, des voitures, des perles pour les filles, des légos etc. Pour 6 mois de nourriture avec entre autre: 25 sacs de riz de 30kg, 4 sacs de lentilles de 30kg, 5 sacs de sucre de 40 kg, 240 litres d'huile, 5 bouteilles de gaz, 300kg de pomme de terre, etc. La nourriture pour 1900€ environ. Cela représente 315 € par mois pour nourrir plus de 25 personnes, soit 10€ par jour pour 25 à 30 personnes. Pour l'école: nous avons acheté 175 pièces pour 975€ : Pantalons, chemises, robes, vestes, chaussures, cravates, ceintures et pour 700€ de livres et cahiers.

Samedi 22h40, tout le monde est couché. Je regarde un film sur ma tablette numérique, je n'ai rien entendu mais j'ai senti de fortes vibrations. Les enfants pour la 1er nuit depuis le tremblement de terre dormaient tous dans la maison entassés au Rdc, car il y avait eu un fort orage l'après midi. En 2 secondes, tout le monde était debout et sortait précipitamment. La secousse était faible, mais assez forte pour (panique à bord). Avec ce qu'ils ont subi on peut comprendre. Tout le voisinage est sorti simultanément. Nous sommes restés une vingtaine de minutes à l'extérieur avant de rentrer, les enfants retrouvant leurs tentes. Nous avons dormi tout habillés en prévision de nouvelles secousses, il n'en fut rien. Dimanche matin, 5h30 tout est calme, il fait beau.

Vers 8h un journaliste de la télévision népalaise vient m'interviewer ainsi qu'à mon épouse.

Ne pouvant pas rester dans le bâtiment actuel qui doit être réhabilité, quand? Impossible de trouver une location sur le secteur. La solution est d'acheter un terrain que Kamé après maintes recherches a trouvé. Lundi matin, 3h de discussions avec le propriétaire du terrain. Incroyable ! le terrain coûte 5 fois plus cher que le bâtiment. 16 000€ le terrain, 3 000€ le bâtiment.

Le terrain fait 4 Anna, un Anna = 31 m2, il faut 3 Anna minimum pour construire. J'ai téléphoné à 2 connaissances à KTM qui m'ont confirmé que les prix des terrains sont devenus fous depuis quelques années. 125m2 en ville 16 000€!!! quand un ouvrier gagne 70€ par mois!!! J'ai dis au vendeur que nous n'avions pas cette somme et qu'il nous était dans l'impossibilité de payer et nous n'avons que 4000 € . Il me répond qu'avec 4000 euros, il pouvait faire les travaux. Pour la suite ce n'était pas urgent. Après 3 heures de dialogue, j'ai négocié le prix à 15 000 euros tout compris avec le bâtiment; en lui spécifiant qu'il n'avait pas de promesse d'être payé. Il est ok, car pas facile de vendre des terrains à ce prix. On peut comprendre tous ces terrains en friche en ville.
90 personnes ont déjà donné et nous les remercions infiniment; il n'y a pas de petit don, nous en avons eu de 5 à 1000 euros par un lycée de Millau, Lycée qui  est en relation avec l'orphelinat au travers de l'association. Mardi matin nous devons aller payer une tente et en louer 4 autres; le temps passe. A midi, Kamé arrive tout heureux et nous annonce: "On a 2 tentes": Incroyable!!! Pascal et Oriana de SOS Attitude Grenoble accompagnés de Bayrik un népalais viennent d'installer 2 tentes de 12 places à côté de l'orphelinat. Nous n'aurons pas à en acheter. C'est une chance inouïe, les ONG font un formidable travail.

Nous ne savons pas la chance que nous avons de vivre dans les pays du nord à côté des pays du sud qui vivent dans la misère. Comme dit mon ami français Henri Sigayret qui vit depuis plus de 25 ans au Népal (vainqueur de l'Annapurna en 1978) et marié à une népalaise: "La misère au Népal n'a rien à voir avec la misère en occident; les nécessiteux en occident sont riches par rapport au Népal, ils sont aidés, nourris et soignés".

Nous venons de vivre 5 jours exceptionnels, nous avons vécu avec eux, mangé avec eux, dormi avec eux à même le sol sur un matelas de quelques centimètres, dur comme le ciment. Je sais qu'en allant faire les achats de vaisselle, ils se sont fait plaisir. Ils n'avaient rien, on leur a permis d'acheter ce dont ils avaient besoin, ce dont il rêvaient et qu'ils ne pouvaient se payer. Nous étions heureux pour eux, nous avons triplé leur vaisselle et matériel de cuisine. Ils manquaient de tout, ils n'avaient pas de verres etc. Pour la nourriture ils se sont fait plaisir aussi. Mais que c'est bon de pouvoir donner, de pouvoir faire du bien. Il fallait voir la joie des enfants petits et grands, que du bonheur!!!

Il nous manque prés de 12 000 euros pour que l'orphelinat continue à exister. Sans cette somme, l'orphelinat ne pourra survivre faute de local et ce serait dramatique. Je lance cet appel à  la France entière, si 200 personnes envoient 60€ à  l'association, elles auront une déduction fiscale de 39.6 euros et donneront en réalité 20.4 euros et notre pari sera gagné.

Merci pour les enfants.

Alain Fabre, Président de Solu Child Orphanage.

²Virement au Crédit Agricole: Assos Solu Child Orphanage
IBAN: FR76 1120 6200 2490 0132 9389 372
Ou envoyer un chèque à : Solu Child Orphanage , 6 rue du Bac 
81160 Saint-Juéry: 0563 451453, 0676 766685
soluchild@orange.frhttp://soluchild.wix.com/kathmandu

 

 https://www.facebook.com/pages/Solu-Schild-Orphanage/2418...

 

 

Alain Fabre, 6 rue du Bac, 81160 Saint-Juéry,

05 63 45 14 53, 06 76 76 66 85

Correspondant bénévole pour l'hebdomadaire le Tarn Libre

 

       

JCP 07 15 

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01 juillet 2015

704 Plume aux vents

 

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Plume aux vents

 

                                                       Il était une plume à la main rageuse d'un poseur de mots sans talent qui, se croyant écrivain, écrivait, mais n'écrivait que des écrits vains que nul autre que lui ne lisait.

Inlassable malgré son pauvre trait, celui-ci griffonnait des mots enfiévrés qu'il biffait aussitôt ; et la plume au supplice se rappelait l'aile des oies, le vertige des airs et le souffle des vents qu'elle connut autrefois.

Et sous la triste poussière du bureau sans luxe, la souillure du flot noir et l'incessante flexion de sa pointe sous le doigt brutal, la malheureuse diluait de ses pleurs une encre toujours plus claire - que le traceur impénitent renouvelait surpris.

Un jour par la fenêtre ouverte, saisi de pitié, un vent de sud qui passait l'emmena compatissant vers les contrées bénies où, dit-on, les mots ne s'écrivent pas ; et la plume, enfin apaisée, connut le bonheur à jamais.

Aussi vous qui voyez, baignant à l'encre immonde ou sur le trottoir des villes abandonnée une plume pleurer, d'une main généreuse et délicate, déposez-la sur l'aile du vent.

 

JCP 06 15  Pour les Impromptus Littéraires :

http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/2015/07/jcp-ecrire.html

 

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29 juin 2015

667 Deux trams se croisent

 

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Deux trams se croisent

 

Irréel où le réel infuse

rayons éclatés de la lumière

diffusant mille éclairs de couleurs

aux multiples vitrages

habitacles sans relief

constructions de verre aux distances abolies

 

Yeux bouches cheveux

bribes de corps désunis

éclats de miroirs irisés

pénétrés fondus mêlés séparés

à la fois kaléidoscope et creuset

couleurs cristallisées fusion d'allégories

labyrinthe d'images fugitives

 

Deux trams se croisent

 

JCP 04 15 

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27 juin 2015

Les Quatre Saisons : l'intégrale

Pour celles et ceux qui n'ont pu suivre la terrifiante évolution de la genèse (la vraie enfin révélée), voici le déroulement intégral des Quatre Saisons de la terre.

 

Les Quatre Saisons*

* Météorologues, musiciens et cinéastes ont usurpé ce titre.

 

  

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- Saison 1 : Lassitude terrestre

 

Où l'on voit comment la terre lasse

Supprime la vie de sa surface.

 

Harassée d'outrages incessants

Et de voir couler partout le sang,

La terre ruminait en silence

Le projet d'une lourde vengeance.

 

Car de l'homme et de ses tristes dieux

Qui n'ont jamais su le rendre heureux,

J'en ai disait-elle plus qu'assez,

Et de ce pas je vais tout raser.

 

Alors, sous le soleil qui l'accable

Elle boit d'une soif implacable

Les fleuves qui ne couleront plus ;

Et des mers où l'on ne vogue plus

On ne voit que montagnes de sel,

Partout peuplées de noirs archipels.

La terre ainsi lentement s'apaise,

Allonge un peu ses nuits, prend ses aises ;

 

Et, libérée du monde vivant,

Elle fait feu de tous ses volcans,

Heureuse sous sa chemise grise

Que refroidit une douce brise.

 

Et la terre alors pour cent-mille ans

S'assoupit du sommeil des titans.

 

Verrons-nous le réveil de la terre ?

Entrerons-nous dans la nouvelle ère ?

Vous le saurez assurément

En lisant le chapitre suivant.

 

 

 

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- Saison 2 : Les Feux de Dieu

 

Résumé de la saison 1 :

La mort régnait partout sous la poussière grise,

Et la terre dormait sous la petite brise.

 

Or, le Créateur en ce temps-là

Séjournait sur Mars pour ses lombaires,

Où, dit-on, les eaux sont salutaires

Aux antiques dos de l'Au-delà.

 

Et les soirées aux Thermes célestes

Le voyaient porter un œil zélé

Aux Feux de l'amour à la télé -

Vibrant même aux scènes les plus lestes.

 

Écran noir mais parabole intacte,

Scrutant alors la planète bleue,

Il vit hélas de ses propres yeux

Qu'il ne saurait rien du dernier acte !

 

Et le rouge au front la rage aux mains,

Dieu pétrit notre planète terre

A la façon des gros camemberts,

En attendant d'autres lendemains...

 

Que deviendra la terre, creuset d'autant de haine ?...

Vous l'apprendrez c'est sûr dès la saison prochaine.

 

 

 

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- Saison 3 : Aux planètes le plat ne va pas

 

Résumé de la saison 2 :

La Divine Colère

Aplanissant la terre,

Il est de francs soucis

Pour sa simple survie.

 

Et c'est ainsi qu'on vit le train des nuées vastes

Pleurer sur ces contrées que le courroux dévaste.

Mais hélas non tenues, les eaux par les côtés

Retournaient au néant, plate fatalité.

 

Sous la fraîcheur du flot la terre enfin s'éveille.

Elle avait bien senti à l'entour de ses pôles

Une vague pression, mais planète sommeille

Mieux que cent nourrissons que rien ne déboussole.

 

La terre alors se mire, pleure sur sa minceur,

Lève le poing aux Cieux, maudit le Créateur,

Ranime ses foyers, échauffe sa matière

Et reprend ses rondeurs aux couleurs de naguère.

 

Trois pattes pas de bras, on vit alors paraître

Une espèce nouvelle, privée d'intelligence,

Inoffensive et bête, se contentant de paître.

Et la terre chérissait la pacifique engeance.

 

Mais aux Cieux lamenté, un Dieu sans feuilleton

Ruminait en silence une autre Création...

 

Que fit le Dieu fripon ?

Il faut lire pour ça -

Vous en serez baba -,

La quatrième saison !

 

 

 

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- Saison 4 : Les dessous de la Création

 

Résumé des saisons précédentes :

Alors que Dieu prenait les eaux,

La terre partait à vau-l'eau.

 

A ce point précis, nous nous reporterons aux Saints Ouvrages, qui relatent pour le mieux la Création Première, taisant tous comme on le voit qu'elle fut la Seconde.

Mais sa télé bientôt retrouvée, Dieu nous dit-on fut satisfait.

 

 

JCP 06 2015

 

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26 juin 2015

Les Quatre Saisons (4)

Les Quatre Saisons *

* Météorologues, musiciens et cinéastes ont usurpé ce titre.

 

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- Saison 4 : Les dessous de la Création

 

Résumé des Saisons précédentes :

Alors que Dieu prenait les eaux,

La terre partait à va-l'eau.

A ce point précis, nous nous reporterons aux Saints Ouvrages, qui relatent pour le mieux la Création Première, taisant tous comme on le voit qu'elle fut la Seconde.

Mais sa télé bientôt retrouvée, Dieu nous dit-on fut satisfait.

 

FIN

JCP 06 15

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25 juin 2015

Les Quatre Saisons (3)

Les Quatre Saisons *

* Météorologues, musiciens et cinéastes ont usurpé ce titre.

 

CAMEMEBhr copie

 

 

 

- Saison 3 : Aux planètes le plat ne va pas

 

Résumé de la Saison 2 :

La Divine Colère

Aplanissant la terre,

Il est de francs soucis

Pour sa simple survie.

 

Et c'est ainsi qu'on vit le train des nuées vastes

Pleurer sur ces contrées que le courroux dévaste.

Mais hélas non tenues, les eaux par les côtés

Retournaient au néant, plate fatalité.

 

Sous la fraîcheur du flot la terre enfin s'éveille.

Elle avait bien senti à l'entour de ses pôles

Une vague pression, mais planète sommeille

Mieux que cent nourrissons que rien ne déboussole.

 

La terre alors se mire, pleure sur sa minceur,

Lève le poing aux Cieux, maudit le Créateur,

Ranime ses foyers, échauffe sa matière

Et reprend ses rondeurs aux couleurs de naguère.

 

Trois pattes pas de bras, on vit alors paraître

Une espèce nouvelle, privée d'intelligence,

Inoffensive et bête, se contentant de paître.

Et la terre chérissait la pacifique engeance.

 

Mais aux Cieux lamenté, un Dieu sans feuilleton

Ruminait en silence une autre Création...

 

Que fit le Dieu fripon ?

Il faut lire pour ça -

Vous en serez baba -,

La quatrième saison !

 

JCP 06 15

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