Aurore

 

Le temps n’est rien, le temps est tout et la mort vient

Par ce même chemin, où passe la lumière

Et se répand la nuit. Aux vergers ruisselants

De cette aube d’hiver, où la dernière feuille

Résiste encore au vent, de longs fils de lumière

Unissent toute branche au soleil du matin,

Alliance du cosmique aux bataillons du ciel,

Que les rayons lointains d’une dernière étoile

Dirigent dans les airs sans froisser le silence.

 

 

 

JCP, 11/2020