28 mars 2020

Le Dictionnaire éventuel : 100, Verlaine

 

1_-_verlaine copie

                                                        Paul Verlaine au café François 1er à Paris

 

Verlaine : Proche parent du ver à soie dont l’exploitation, aujourd'hui peu rentable, a rendu l’élevage obsolète.

 

 ◄►

 FEUILLETER LE DICTIONNAIRE ÉVENTUEL :

http://chansongrise.canalblog.com/archives/le_dictionnaire_eventuel/index.html

Posté par J Claude à 09:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 mars 2020

Nostalgie (964)

 

DSC00450EC E (30) copie

 

 

Nostalgie

                                       "Je me souviens des jours anciens..."

                                                                             Paul Verlaine

 

 

J’égarai mon enfance au gré des chemins creux,

Sur les pentes ardues des bois de châtaigniers,

Dans la boue des galets des îles de Septembre,

Et la bruyère drue des coteaux sommeilleux.

 

Flûte taillée du saule, herbes dans le courant

Où veille le brochet, serpents araignées d’eau

Et demoiselles bleues vives comme le vent,

La caresse du flot assis les pieds dans l’eau…

 

Feuilles mortes foulées aux pentes des ruisseaux,

Petit pont de vieux bois qui d’un seul bond s’évite,

Baies sauvages fruits verts, reliquats des vendanges,

Pommes sans pédigrée acides à la bouche…

 

Ô buissons repoussés qui cachaient des merveilles,

Le silence et la paix des caches ignorées,

Palais imaginés que referme le vent,

Et parfum enivrant de la fleur de genêt !

 

Aujourd’hui retourné vers ces anciens bonheurs,

Le temps ce gaspilleur en a tant effacé

Que mon œil incertain, de la plaine à la rive,

Des émotions passées ne voit plus que chimères.

 

 

Jyssépé 12 / 2018

Posté par J Claude à 18:18 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,
22 mars 2020

La mort du rêve (1164)

 

AKG812607

                                                             Manet, Julie rêveuse

 

 

                                             La mort du rêve

 

                                             Par le lointain voyage

                                             Ou le sommet vaincu,

                                             Meurent au fond de nous

                                             Les plus beaux de nos rêves.

 

                                             Est-il un cimetière

                                             Où se pleurent les rêves ?

 

 

JCP 02/2020

Posté par J Claude à 09:59 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,
18 mars 2020

Vent de désastre (1194)

 

iertmag450e copie

                                          Toulouse centre-ville : rue Alsace-Lorraine, place du Donjon, Capitole

 

 

 

Vent de désastre

 

C’étaient des vents sans loi, c’étaient des vents sans terre

Qui s’étendaient grandis sur la face du monde,

Subjuguant la pensée, jetant le corps à bas,

Ne gonflant pas de voile et laissant l’arbre droit.

 

Et les souffles unis de cette triste ronde

Où qui ne suit le pas embrasse le trépas,

Allant par la montagne et volant sur la mer,

Faisaient de tous logis des prisons sans geôlier.

 

Or la terreur chez l’homme éveille en lui la bête :

Le mauvais le demeure, et l’on peut voir le bon

Esquiver la menace en tigre sanguinaire.

Instillée par la peur on vit toute bassesse ;

Invité par l’orgueil on vit nourrir le mal.

 

Toute crue se retire, et naît de chaque épreuve

La sagesse nouvelle. Jaillit de ces décombres

Un être de raison, disant vouloir tirer

Les leçons du passé.

 

- Jusqu’au prochain virus.

 

 

 

JCP 03/2020

Posté par J Claude à 18:53 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Baudelaire : Les Hiboux

 

Grands poètes : Baudelaire

 

hiboux

 

 

Charles Baudelaire (1821-1867)

 

Les Hiboux (Les Fleurs du Mal, 1857)

 

Sous les ifs noirs qui les abritent,

Les hiboux se tiennent rangés,

Ainsi que des dieux étrangers,

Dardant leur œil rouge. Ils méditent.

 

Sans remuer ils se tiendront

Jusqu’à l’heure mélancolique

Où, poussant le soleil oblique,

Les ténèbres s’établiront.

 

Leur attitude au sage enseigne

Qu’il faut avant tout qu’il craigne

Le tumulte et le mouvement.

 

L’homme ivre d’une ombre qui passe

Porte toujours le châtiment

D’avoir voulu changer de place.

 

 

 

 sépar 75 k copie

 

 

Petite analyse hypothétique du poème

 

Les poètes ne chantent guère le hibou, et connaissant Baudelaire on est plutôt sur ses gardes.

Le premier quatrain nous plonge en effet dans une atmosphère sombre et inquiétante : « les ifs noirs » (est-on dans un cimetière ?). « Dardant leur œil rouge » : la couleur des yeux grandit la menace que représente cet oiseau de malheur que l’on clouait alors, victime de la superstition des hommes, sur le portail des granges.

Mais ces hiboux, de redoutables, se complexifient de « dieux étrangers » et de méditants.

On pense au Bouddha en posture de méditation mais, est-ce vraiment à lui que Baudelaire fait allusion ? Ou à de « mauvais » dieux, païens redoutables au culte barbare ?

On peut penser aussi au vers 77 du Voyage (Les Fleurs du mal) : « Nous avons salué des idoles à trompe », s’agissant probablement du dieu hindou à tête d'éléphant, Ganesh.

En sus de la crainte il y a donc là, bonne ou mauvaise on ne sait, une composante spirituelle : ces oiseaux méditent, pratique largement méconnue qui grandit le mystère.

 

Le second quatrain nous les montre toujours plus immobiles, attendant les ténèbres « sans remuer ». D’un logique désamour pour la lumière, ils attendent que la nuit « pousse le soleil oblique » sans ménagements pour que soit enfin restauré leur domaine de prédilection, ceci en méditant. Nuit mélancolique et ténébreuse à souhait, critères baudelairiens par excellence.

 

Le premier tercet nous fait l’éloge de la sédentarité, présentée comme sagesse : les hiboux, sages eux-mêmes, enseignent à qui veut l’être qu’il ne doit pas bouger. Encore vague, une menace se fait jour pour qui enfreindrait la règle : le sage doit « craindre le tumulte et le mouvement ».

De dieux, étrangers et suspects, voire redoutables, les hiboux sont désormais qualifiés de sages.

 

Le dernier tercet confirme le bien-fondé de l’immobilité, et la menace est là : on doit ignorer jusqu’à  l’« ombre qui passe » sous peine de « châtiment ». Qui ne semble pas être celui que le christianisme lie au péché.

Ce respect absolu de l’immobilité conduirait à la sagesse.

Sagesse atteignable à travers une certaine pratique spirituelle, dans la pénombre, se tenant parfaitement immobile sous peine d’échec (le châtiment ?).

Le poème qui s’achève nous incite, plus résolument encore, à la sédentarité, voire à nous retirer du monde. Baudelaire lui-même, citons encore "Le Voyage", n'était pas un grand voyageur et détestait la campagne ("Rêve parisien"). Voir ces deux poèmes ci-dessous).

https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/charles_baudelaire/le_voyage

https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/charles_baudelaire/reve_parisien

On peut encore, avec ou sans conviction, comparer la silhouette, massive et figée, yeux mi-clos (bien que rouges) du hibou à celle du Bouddha en posture de méditation…

Qu’en est-il réellement ?...

On peut imaginer que, suite au mauvais souvenir du voyage de jeunesse qu’il dut écourter, Baudelaire écrivit ces trois poèmes qui ne sont pas sans lien : « Les Hiboux », « Le Voyage », et « Rêve parisien ». Les trois semblent en effet dénigrer voyage et nature.

Cependant, si la bonne poésie est celle qui se déchiffre incomplètement, laisse sa part obscure et se prête à diverses interprétations (et même à écrire à sa suite), ce court sonnet octosyllabique en fait éminemment partie.

 

 sépar 75 k copie

 

CONFINEMENT

 

Quant au lien qui semble unir ces trois poèmes, "Les Hiboux", "Le voyage" et "Rêve parisien", une remarque vient à l'esprit : dénigrant le voyage (« Le Voyage »), la nature (« Rêve parisien ») et louant sédentarité et immobilité (« Les Hiboux »), on pourrait tirer de ces trois poèmes une merveilleuse consolation au confinement qui nous frappe !

Ces trois poèmes nous disent, il suffit de le lire :

- Tu ne peux voyager, tu te sens prisonnier dans ta propre maison, la nature te manque : fort bien, réjouis-toi ! Demeure donc chez toi, tu es un sage et tu ne le savais pas !

 

 sépar 75 k copie

 

J'ai bien cru entendre dire, par-dessus mon épaule : "Sagesse forcée ne fait pas long chemin" ...?...

 

JCP 03/2020


16 mars 2020

D'un virus à l'autre

 

Toulouse, place du Capitole, virus : COVID-19

d55a 450 db2 copie

                                                                                            (Image La Dépêche, 15/03/20)

 

Toulouse, place du Capitole, virus : RUGBY-15

IMG_0116 16-9450 copie

                                                                                         (Image JCP,  10/2015)

◄►

 

15 mars 2020

Outrement (1191)

 

Dis-p450de copie

 

 

 

Outrement

 

Née d’un œuf de hasard, la feuille déployée

Se voit pousser un bec et se met à chanter,

Et l’oiseau qui volait se pose sur la branche

Qu’il ne quittera plus, suspendu comme fruit.

 

Si le noyé revit depuis le fond du puits

Sous forme de poisson, c’est que la pierre vit

Et croît comme l’arbuste. Résolus des Lointains,

Les ordres inversés ont écarté l’humain.

 

Injecté l’outre-sang paraît une outre-vie,

Et l’on voit outre-ciel l’Univers qui sourit.

 

 

 

JCP 03/2020 

Posté par J Claude à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
14 mars 2020

Le vin du Temps (Quatrains, 1086)

 

55410637 300rati copie

 

 

 

                                    Le vin du Temps

 

                                              Des pierres que vendangent

                                              Les blancs rayons de lune

                                              Coule un vin de poussière

                                              Au grand sablier du Temps.

 

 

 

JCP 03/2020 

Posté par J Claude à 10:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
12 mars 2020

Le pouvoir du sourire

 

DU CÔTÉ DU ZEN

 

 sépar 75 k copie

 

 

Mon45004407 copie

 

Le pouvoir du sourire

 

 

 sépar 75 k copie

 

                        Le sourire est la manifestation sur notre visage, plus ou moins intense et plus ou moins brève, des moments heureux de la vie, insignifiants soient-ils. La joie, qui le provoque également, peut le compléter par le rire. Selon les personnes, le sourire apparaît plus ou moins facilement, plus ou moins spontanément.

Il se visualise par une prise de forme instinctive du visage, faite pour être vue, particulière, universelle et reconnaissable. Certains muscles du visage se contractent, relevant plus ou moins haut les commissures des lèvres, plissant les joues et allant jusqu’à entrouvrir les lèvres pour le plein sourire - c’est l’opposé de la colère.

Le sourire qui fait l’objet de ces lignes est plutôt celui qui laisse les lèvres fermées, c’est-à-dire le sourire naissant, ou le demi-sourire. Entre Joconde et Bouddha.

La personne qui sourit affiche ainsi l’expression d’un bonheur muet, pouvant être le prélude à la parole enjouée, ou au plaisir qu’elle sent possible.

On peut sourire à l’arrivée odorante d’un plat dont la vue suggère le plaisir du goût.

On peut sourire à un enfant, dont le seul fait d’être suffit parfois à nous mettre en joie.

On peut sourire à une personne aimée, dont la présence nous comble.

On peut sourire à un trait d’humour qui, s’il nous ravit de façon irrésistible, est suivi d’un rire instinctif. Rire qui apparaît, comme le sourire, plus ou moins spontanément selon les personnes.

Rire pour un rien ne valorise pas toujours le sujet aux yeux d’autrui. Ne jamais rire non plus.

Il en va un peu différemment du sourire qui, lui, est rarement de trop, alors qu’on peut regretter son absence chez certaines personnes.

On peut sourire au passage d’une personne, femme ou homme, dont la beauté subjective nous interpelle, on peut rendre un sourire à qui nous sourit, nous soit-il inconnu…etc…

Il y a mille occasions de sourire pour certains, qui sont autant d’occasions pour d’autres de ne pas le faire : le sourire est subjectif et ne paraît pas toujours sous les mêmes conditions selon les personnes.

On le voit, le sourire est plutôt une manifestation de sociabilité, une invite à la convivialité, à la cordialité, à l’amitié, voire au prélude amoureux.

 

Le sourire fleurit plus rarement aux lèvres des personnes seules. La solitude y incite généralement peu, excepté peut-être au souvenir fugitif d’un moment du passé heureux. Il est alors plutôt du domaine du rêve éveillé : à quoi, à qui sourit la jeune fille pensive ?

Il peut cependant survenir au terme d’une action solitaire trouvant un heureux dénouement : le musicien qui, répétant inlassablement sa partition, parvient à l’accord parfait, le dessinateur, le peintre d’art, l’écrivain, l’artisan ou le simple bricoleur, satisfaits de leur œuvre, de leur ouvrage, peuvent, prenant un peu de recul, laisser échapper un bref sourire. Dont ils seront peut-être peu conscients - s’il devait exister.

 

 sépar 75 k copie

 

Il est cependant possible de sourire sans cause : avez-vous essayé ?

Vous allez probablement vous demander pour quelle raison se contraindre à sourire sans motif, et d’ailleurs vous n’en avez pas du tout envie en ce moment. Vous vous demandez simplement où vont mener ces lignes - que vous êtes déjà sur le point d’abandonner.

La raison en est la suivante :

Osons, par la pensée, démonter le mécanisme du sourire, qui va de l’élan de bonheur, ou de joie, vers sa manifestation physique sur le visage.

D’un côté nous avons le bonheur, de l’autre le sourire, sans aucun lien de l’un vers l’autre pour le moment, nous venons de le retirer.

Remontons, erreur d’assemblage volontaire, ce mécanisme à l’envers, contraignant ainsi le sourire à s’afficher en premier, et voyons si une trace de bonheur, même infime, surgit à sa suite, en sens contraire de ce que nous connaissons.

Sourions.

Que constatons-nous ?

Nul besoin de hautes études en psychologie pour nous en rendre compte : ça marche, le sourire appelle une sensation heureuse.

À un degré plus ou moins sensible, mais ça marche.

 

Essayons alors de maintenir ce sourire, qui est, nous l’avons dit, un demi-sourire (inutile de le prolonger jusqu’aux oreilles) et essayons de le maintenir le plus longtemps possible. Sans forcer, le reste du corps détendu (nous sommes assis, bureau, cuisine, salon, jardin, automobile, café, transports en commun, banc public, peu importe le lieu). Veillons simplement à n’être pas trop aperçu…

Concentrons-nous, aidons-nous si possible de l’attention à la respiration.

Nous parvenons à prolonger cette agréable sensation : nous nous sentons bien.

Le sourire provoquerait le bonheur.

Les muscles contractés autour de nos lèvres semblent être programmés pour aller de pair avec une sensation heureuse, le sourire passant indifféremment du statut d’effet à celui de cause.

Nous avons interchangé les deux.

Forts de cette connaissance - qui était peut-être déjà vôtre -, il est inutile de préciser que nous l’utiliserons, à l’occasion de quelque état d’âme un peu sombre par exemple.

Pour voir.

Mais nous nous apercevrons que le maintien de ce sourire sans cause, de ce sourire artificiel en quelque sorte, est difficile : il nous échappe et, fait curieux, nous l’oublions et retournons à nos pensées.

Voici qui n’est pas sans rappeler le caractère fugitif de l’observation du souffle lorsque nous méditons, malgré une concentration que nous croyons inébranlable.

Y aurait-il là un lien de parenté avec la spiritualité ?

- Peut-être, en tout cas cela démontre l’inconstance de notre mental, qui, là aussi, n’en fait qu’à sa tête, efface notre sourire de lui-même et nous rappelle à lui. Il a des pensées à nous proposer, qu’elles nous plaisent ou non.

Peut-être s’est-il aperçu que, partis vers un instant présent de quiétude où il n’était pas convié, il était urgent de nous ramener sur le droit chemin qui conduit directement… à lui.

Et à personne d’autre.

On ne lâche pas le mental comme ça.

Le mental dispose d’un ego musclé, et pour nous punir de cet affront, il va, que cela nous plaise ou non, nous injecter des pensées désagréables. Voilà !

Obstinés nous aussi, recommençons à sourire sans cause… cela fonctionne derechef.

 

 

sépar 75 k copie

 

 

Mais désormais, même si nous tenons toujours compte de son discours quand il est utile à notre vie (c’est le plus souvent le cas, heureusement), nous ne prenons plus les pensées dont nous afflige le mental avec le même sérieux, nous avons une arme nouvelle : le sourire.

Qui nous ramène à un heureux calme intérieur.

Au nez et à la barbe du mental.

Et nous pourrons désormais inclure, si nous la pratiquons, le sourire à notre méditation. Avantageusement.

 

 

sépar 75 k copie

 

 

Commencer à méditer :

http://chansongrise.canalblog.com/archives/2020/03/07/38081918.html

 RETOUR BIBLIOTHÈQUE ZEN

 

Lord-Buddh450 138 copie

 

 

JCP 03/2020

09 mars 2020

Le Héron et l'Escargot

 

imafeefges copie

 

 

Le Héron et l’Escargot

 

Les rivières en crue ayant démis sa table,

Un Héron affamé et d’humeur exécrable

Allait par la campagne en quête de repas,

Déjà tout disposé à ce qu’il n’aimait pas.

 

Sa maison sur le dos, une bête baveuse

Vint à croiser ses pas, rencontre malheureuse

Pour l’animal cornu, qui flairant le danger

Sous le long bec pointu lui fit : « - Je sais un pré

 

Où la mare est paisible et la grenouille grasse ;

Je serais pauvre chère à vos grands appétits ;

Suivez-moi donc là-bas, l’effort en est petit

Et sur de grands viviers pourrez faire main basse. »

 

Toujours plus affamé, le grand oiseau suivit

Le lent gastéropode. Enfin n’y tenant plus

Il le croqua tout net, coquille et part charnue,

Dilapidant ainsi ses chances de survie.

 

Le Héron longuement parcourut les forêts,

Erra dans les prairies sans autre nourriture,

Puis expira enfin à deux pas de la mare.

 

De ces destins perdus la morale est aisée.

 

 

 

JCP 02-03/2020  Au Père Léon, le 27/02/20

Posté par J Claude à 17:54 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,