DU CÔTÉ DU ZEN

 

 

 

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Le moment présent, cet inconnu

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La clé de contact

ou : À la recherche du calme intérieur

 

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                                Cet article s’adresse aux personnes curieuses de la nature humaine, curieuses d’elles-mêmes et se questionnant quant à ce qui pourrait bien se passer au sein mystérieux de ce qu’on nomme mental ou esprit, alertées par certains moments de la vie où, justement, on voudrait bien qu’il s’y passe autre chose, « là-dedans », voire, ce serait inespéré, rien de notable : le calme intérieur peut-être… ?

 

« L’esprit vole de sottise en sottise comme l’oiseau vole de branche en branche. »

Paul Valéry

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EXERCICE

 

                                 Propre à mettre en évidence un moment présent tout à fait banal de notre vie quotidienne, voici un petit exercice de vie intérieure :

Lorsque vous prenez votre auto, une fois assis.e au volant - bien assis.e -, prenez le temps, introduisant la clé de contact et la tournant pour démarrer, de vous demander :

« - Qui tourne la clé ? »

 

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                              Bien sûr, vous ne vous êtes jamais posé cette question saugrenue et vous vous dites : - A quoi bon, qui d’autre que moi la tournerait, c’est ridicule !

Essayez pourtant, et vous vivrez (peut-être) un moment de votre vie pour ainsi dire jamais vécu. Restez concentré sur tout ce qui survient, à l’extérieur et à l’intérieur de vous-même, et réfléchissez à la question le plus sérieusement du monde tout en tournant la clé pour démarrer, une fois votre souffle apaisé.

Peut-être y découvrirez-vous des réponses - si vous aviez en vous des questions.

Sauf probablement les premières fois, vous n’avez jamais vécu cet instant, d’aucune façon, réfléchissez.

 

Ou abandonnez simplement l’exercice s’il vous ennuie ou si vous n’y adhérez pas.

 

Si toutefois vous étiez encore présent.e, les yeux sur ces lignes : Vous n’avez tout simplement pas tourné la clé depuis des années.

Vous avez été, un petit nombre de fois, attentif.ve aux premiers tours du moteur. Et encore, seulement lorsqu’il démarrait mal - ce qui se fait rare aujourd’hui.

Vous avez effacé de votre vie ces moments où vous tourniez la clé, vous ne les avez pas vécus. Et n’en avez pas conservé le souvenir.

À votre insu, votre mental vous en a éloigné.e. C’est lui le coupable.

 

Vous n’en avez rien à faire : en tournant la clé vous vous projetez déjà, abandonné.e à votre mental, sur les embarras de la circulation, sur un parking, celui du supermarché, de votre lieu de travail ou, plus loin encore dans le futur, sur ce que vous ferez une fois le parcours achevé et le véhicule abandonné. Ou bien vous ne pensez à rien de tout ça, mais seulement à la somme de choses plaisantes ou déplaisantes qui vous occuperont, dans deux minutes, deux heures, deux jours, deux mois…

Vivriez-vous donc exclusivement dans le futur, dans une sorte de non-vie virtuelle ?

Oublieriez-vous de vivre, que le présent soit ainsi écarté de votre vie ?

 

De la même façon, vous négligez inconsciemment de nombreux moments de votre vie et ne les vivez pas.

Et nous faisons à peu près toutes & tous de même.

 

Que faire de ceci ? Allons-nous perdre notre temps à ces idioties, l’heure tourne et… vous l’avez dit, l’heure tourne : vous venez de perdre une minute à cette lecture inutile. Alors que si vous réfléchissez un peu, vous vous rendrez compte que vous venez au contraire de gagner cette même durée dans votre vraie vie, celle qui se vit au présent, ici même, en ce moment, tout en lisant ces lignes qui vous révoltent ou vous interpellent.

Car rien ne se vit ailleurs qu’au moment présent.

Le passé est une suite d’anciens moments présents.

Le futur est la projection imaginée de futurs moments présents qui n’auront peut-être pas lieu.

 

Pourtant, ça n’est pas ce que vous faites, ce qui vous occupe, c’est le passé que vous parcourez, et le futur où vous vous projetez.

Cet incessant aller-retour passé-futur et inversement occupe la quasi-totalité de votre vie, et peut se montrer contraignant - voire épuisant. Peut-être avez-vous déjà remarqué cela sans y réfléchir outre mesure (notre culture, comme les médias, ne nous y incitent pas).

Or ni passé ni futur n’ont de réalité, il faut bien en convenir.

Vous oubliez de vivre votre vie, car vous ne vivez pas au présent.

Et même si vous vivez un moment heureux, vous ignorez qu’il l’est, car votre mental vous entraîne déjà dans un futur imaginaire pour tenter d’y en trouver d’autres - plus intenses si possible. C’est demain que vous vous direz « - Hier c’était bien ». Avec le regret de ne pas avoir profité plus de ce moment passé trop vite - présent hier.

 

Vous répondez déjà, conforté.e dans votre vision qui est celle de tout-un-chacun, que sans le passé vous ne seriez rien : éducation, savoir acquis, physique longuement modelé par le sport, etc… critères qui font aujourd’hui ce que vous êtes (les manifestations de l’ego ne sont pas loin), et que vous avez de remarquables projets qui, eux, sont tournés vers l’avenir, un avenir radieux - espéré radieux pour le moins.

Certes il convient de réfléchir à ce que l’on fera demain ou dans quelques minutes, planifier un minimum sa vie a son importance et peut même se montrer vital.

Il n’est cependant pas nécessaire de laisser son mental s’emplir durablement du passé, avec son lot de regrets, d’erreurs commises, de reproches que l’on se fait,  de ses réussites, de ses moments heureux, ni de ses seuls projets, souvent vecteurs de soucis, de tracas, de craintes, de peurs, d’espoir de bonheur et autres sentiments injustifiés :

Le passé est un cadavre que l’on traîne plus ou moins volontiers. Est-on certain du futur ?

Le mental est un outil puissant qui n’a pas besoin de ressasser, il trouvera toujours la solution confronté à la situation. Pourquoi nous fait-il cela ?

 

Alors que peut-être, au lieu de laisser votre mental vagabonder vers des inutilités (trop souvent stressantes), vous pourriez passer quelques secondes de sérénité à tourner la clé en pleine conscience, corps apaisé, mental vide, faisant corps dans le silence avec la clé que vous tournez.

Ressentir sa matière, sa forme, sa douceur, sa rugosité, la froideur de son métal, sans penser à quoi que ce soit, concentré.e uniquement sur le ressenti de votre main, de vos doigts, l’écoute des divers déclics métalliques, du bruit du démarreur suivi de celui du moteur. Ceci sans avoir recours à la pensée qui veut analyser ces informations, les classer, les comparer avec d’autres, enfouies dans le passé où déjà le mental vous attire, à moins qu’il ne vous ait déjà replongé.e dans le futur, loin de la clé, le mental est tellement rusé que vous ne vous en êtes même pas aperçu.e.

Se concentrer exclusivement sur le ressenti (par l’intermédiaire des sens) a la faculté de vider le mental. Et d’être soi-même, non son esclave.

Le mental vidé de la pensée, ne serait-ce qu’un instant, nous offre un aperçu du bonheur sans cause.

Ce bonheur-là est gratuit (mauvais pour la consommation et la croissance, aussi les médias ne nous en parlent pas).

Qu’est–ce qu’une pincée de secondes de bonheur, c’est ridicule et insuffisant dites-vous. Certes. Mais nous pouvons inviter d’autres moments de bonheur tout au long de notre journée, et former notre mental plutôt à les ressentir qu’à nous harceler de pensées que nous ne choisissons pas. Cesser ainsi d’être l’esclave permanent de notre mental.

 

Les moments où nous avons été le plus heureux,se dans notre vie sont ceux où nous ne pensions pas, où nous ne parlions pas non plus. Réfléchissez-y, vous avez des réponses en vous.

Il ne s’agit ni du plaisir ni de la joie, états fugitifs, mais du bonheur sans cause apparente, un état que nous pouvons puiser à l’intérieur de nous, en nous connectant sur le moment présent.

 

Tournez donc la clé - si vous le pouvez, car la pleine conscience de ce simple geste est un exercice demandant beaucoup de concentration. La preuve en est que vous le découvrez. Maintenant.

Et si toutefois, en tournant cette clé, vous aviez un aperçu, non seulement de ce qu’est le moment présent, mais aussi de la paix intérieure qu’il contient et qu’il est prêt à vous offrir, pourquoi ne pas persister, de temps à autre, à « tourner » d’autres moments présents à votre avantage, pour retrouver cette paix intérieure que l’on ne nous permet plus ?

 

Pour celles & ceux qui persisteraient encore à lire ces « naïvetés utopistes » :

 

Lorsque vous marchez seul.e (dans la rue, sur un chemin quelconque, du parking au lieu de travail ou poussant le chariot du supermarché alors que vous êtes « pressé.e », etc…), demandez-vous :

« - Qui marche ? »

Suivez alors le même raisonnement que pour la clé de contact, le mental, le corps - et la respiration - uniquement dédiés à la marche :

Avez-vous déjà marché en sachant que vous marchiez ?

Avez-vous ressenti le contact de votre pied avec le sol, le geste décomposé de la marche, les sensations de vos jambes en action, suivi de bout en bout votre respiration et ses étapes ?

Peut-être n’avez-vous jamais marché en pleine conscience, ou bien très rarement : par exemple si marcher présente un risque, dans la boue, la neige, la glace, les sables mouvants, l’escalier raide, ou, pour une raison quelconque, de façon silencieuse.

Dans ces situations-là vous ne pensiez-pas, vous marchiez : vous étiez uniquement concentré.e sur le processus de la marche (dont votre sécurité ou même votre vie pouvait dépendre).

Peut-être, en dehors de ces situations, n’avez-vous jamais marché…

Essayez donc de savoir que vous marchez (en marchant un peu plus lentement qu’à l’accoutumée, prenez le temps, le temps vous appartient, réappropriez-vous-le !).

Constatez-vous quelque chose de nouveau en vous ?

- Vous seul, vous seule détenez la réponse.

 

Ces exercices pourraient être pour vous le départ d’une nouvelle vie - plus sereine probablement. Peut-être même plus heureuse. De nombreuses personnes dans le monde ont déjà fait cette démarche avec succès.

 

Mais vous n’en ferez rien, vous êtes tellement bien, à l’abri du présent, à l’abri de la vie dans cette prison dorée régie par le temps : passé-futur-passé-futur-passé-futur-passé-futur… / Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac…

Installez-vous donc un peu plus souvent entre le tic et le tac, là où réside la vie, hors du temps : au présent.

 

Et… la vaisselle ?

Et… la cuisine, manger ?

Et… faire la queue ?

Et… enfiler ses chaussettes ?

Et… préparer le thé ?

Et… le jardinage ?

Et… ?

Et… ça aussi ?

 

 

C’est idiot n’est-ce pas, qui va perdre son temps à ces enfantillages ?...

 

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Si, malgré le soin approrté à la rédaction, omission coupable aujourd’hui, hautement punie des Néoféministes, quelques « .e » faisaient défaut, en voici à discrétion : .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e .e     .

 

JCP Sept-Nov/2019

D’après la phrase citée en début de texte et relevée dans la préface de l’ouvrage « Esprit guide » de Karlfried Graf Dürckheim, Éd. Albin Michel.

 

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