Abstraction

 

De toute senteur froide un parfum sommeilleux peut transir les vapeurs,

et grandir des racines que l’on croit timorées.

 

Alors se développe une vie de hasard,

et la forêt des ombres dont les hauteurs s’ignorent

laisse entrer la lumière d’un or de minerai aux lueurs vacillantes.

 

Cernées d’une aube fade où tout s’invente encore,

les laves de glace qu’un lourd soleil fissure

montrent à leur tranchant des erreurs de couleur.

 

Il faut alors survivre à l’abstraction des terres.

 

JCP 06 05 18