Le souffle retenu

 

 

A la porte du vent, un implacable rite

Retient le voyageur sous l'arbre qui s'agite.

Il sait que ce plafond ne lui survivra pas :

Le regard du silence a profané ses pas.

 

Sous le règne évincé des dynasties trop brèves,

Des bouleversements ont dispersé le rêve :

Sur la route élargie vers les clameurs du soir

Il n'est de pierre plate où l'on pourrait s'asseoir.

 

Quelque chose a roulé sur ces rumeurs de fête,

Et la foule éphémère de ces mondes hurlants

Jamais ne ralentit le cours de la comète,

Car nul n'a su frapper à la porte du vent.

 

 

JCP  25 12 16