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Le vieil orme, le lierre et le promeneur

 

Suivant le cours de tant et tant d'aurores,

Entre deux eaux son destin s'élabore,

Voyant pâlir de fabuleux soleils

Et des hivers de langoureux sommeils.

 

Lorsque sa peau nourrit l'écaille verte,

Dessous son bras, à la pénombre offerte,

Court le serpent d'une insidieuse mort,

Germe de vie où son espoir s'endort.

 

Mais sur l'abîme aux portes entrouvertes

Veille une main et le serpent déserte,

Laissant ce corps à ses vertes envies,

Ivre du temps où s'écoule la vie.

 

Par cet élan une nouvelle sève

Court sous la peau et ranime le rêve ;

Sous le soleil fuit un nuage gris,

L'arbre s'incline, le promeneur sourit.

 

 

JCP 12 16, entre Garonne et Aussonnelle, un orme était couvert de lierre (image).