Au jardin des pensées, une fleur plus que toutes

A l'azur des idées dissipe tous les doutes ;

Et la voix qui s'éteint  aux rayons de l'archer

Souffle sur la poussière d'étoiles écorchées.

 

Alors qu'à ces pétales partout la lune infuse,

Au néant débridé courent de lourds souliers,

Et l'encre bleue des cieux n'est qu'impassible ruse,

Quand les murs écroulés ne cachent plus les pieds.

 

Au balcon sans fenêtre une ombre est accoudée,

Un trait lointain grandit, l'horizon débordé

Absout le dernier astre au soleil qui s'élève,

Et de la nuit sereine un cri brise le rêve.

 

 

JCP  03 2016