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Entre pente et penchant

 

Les penchants et les pentes - travers de tout humain -

Sont ce qu'il tait le mieux, et cache au fond de lui.

Pourtant de temps à autre, le penchant prend la main,

L'entraînant sur la pente de ce qui dort en lui.

 

Par la digue rompue s'écoulent ses passions,

Et qui le côtoyait ne sait le reconnaître ;

La folie la colère dirigent ses actions :

L'alcool, grand fourvoyeur, en fait un nouvel être.

 

Tel un navire pris dans la brise légère,

Le penchant se redresse et porte joie au cœur ;

Alors que de ses pentes, l'homme n'a que malheurs

S'il s'y laisse conduire aussi bas que la terre. 

 

Aussi buvons léger - une main sur le frein ;

Car au coude levé s'ouvre une pente raide

- Dont jouit le gosier -, mais jamais ne nous aide

A trouver au matin des lendemains sereins.

 

 

JCP 01 2016  Pour Les Impromptus Littéraires : pentes.