La Chanson Grise

 

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18 février 2019

Himalaya (0966)

 

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Himalaya

 

À toute couleur de corde et de soie,

oriflammes qui battent au vent des cimes,

se lit l’essence indiscrète

des destinées qui se veulent plus belles.

 

Venus de lointains horizons

que peuple une herbe rase,

hommes et bêtes convergent lentement

vers ce lieu de fête célébrée par le vent,

et l’on entend le souffle lent de la montagne,

qui porte en lui le parfum rare des fleurs de mélancolie.

 

La lumière des hauteurs plisse les yeux,

mais les regards partout s’égarent

aux tourbillons de tissus colorés,

de perles aux cheveux tressés,

aux sourires timides qui ne disent pas tout.

 

Ce soir peut-être,

sur les hauteurs de ce monde que la lumière inonde,

verra-t-on fleurir de ces fleurs si belles,

que l’on dit éternelles,

et qui naissent au fond des cœurs.

 

 

 

Jyssépé  01-02 / 2019

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15 février 2019

La voix du silence (0968)

                                                                                                                                                                     

                     "Le silence est l’élément dans lequel se forment les grandes choses."

                                                                                Maeterlinck

Deux silhouettes de hasard

tout près de la vitre embuée.

Gestes timides, voix retenues,

parole sublimée qui veut frôler le cœur

et dit si peu.

Et voudrait dire tant.

 

L’échange des regards,

qui soudain se fait trouble,

tout au fond du silence

relègue l’éloquence.

L’attente se fait doute.

 

Imprudente et tremblante,

la main s’élève et brise la réserve :

quelques gouttes de thé,

qu’un rayon clair traverse,

ont coulé sur le bois verni.

Et deux regards illuminés s’y croisent.

 

Entremetteuses délicates,

les perles qu’on ne boira pas

se font interprètes.

La retenue s’effrite, le geste prend naissance,

mais la tempête des mots qui grondait sourdement

s’en remet encore au silence :

 

Sur le bois clair, lisse et poli,

- rencontre un jour de pluie -

deux mains se sont unies.

 

 

Jyssépé  01-02/2019, un jeudi de janvier au « Cardinal ».

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Saint Fromage (P0050)

 

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                                           Ce jour-là, Jésus entretint si longuement ses disciples de la foi nouvelle, que certains s’assoupirent front sur la table alors que d’autres, sans gêne aucune, commentaient à voix basse les derniers combats de qualification aux épreuves de ceste comptant pour les J.O.

Des impatients, assoiffés par la chaleur de four qui régnait dans la salle, et plus qu’excédés que Jésus n’autorisât à se restaurer, commençaient même à murmurer : huit heures de prêche ininterrompu sans boire ni manger, c’en était trop !

Pas plus que l’ancienne, la religion nouvelle ne nourrissait son homme.

Voyant cela, Jésus brisa net son élan oratoire et fit apporter le pain, le fromage et le vin dans l’approbation générale.

Le vin était de Carthage et le fromage, un excellent rompy pur chèvre, venait des pentes du Sinaï qui, comme on le sait, étaient alors une région d’élevage verdoyante.

Et le rompy, qui embaumait la salle, soulevait l’enthousiasme :

- Le rompy, le rompy ! scandaient les disciples affamés.

 

Alors, le geste auguste inspiré sans doute par Dieu le Père,

Jésus prit le pain et le rompy.

 

 

Jyssépé 02 2019 (tiré d'une blague populaire connue). Selon  Les Impromptus Littéraires : "On va pas en faire un fromage."

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09 février 2019

Camembert (0986)

  À Francis Ponge,

à Gaston Bachelard

                      et à Philippe Delerm.

                  
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                           La forme s’oppose au carré blasphématoire, que le grand dieu capricieux lui-même eût réprimé, et, bien que d’un profil boisé pour les plus nobles, d’aucunes, du carton roturier - mais coloré - se satisfont. La boîte est ronde.                  

Un papier blanc poli brillant - nul n’osa l’argent - renferme le joyau qui, pour beaucoup, de lente péremption se prise.

Ici point de calcul savant ni de formule, le moderne n’a d’emprise sur le toucher sensible : la science s’arrête là ; et l’implacable logique cellulaire, qui fleurit à tant de creux de main, se montre impuissante. L’empreinte investigatrice, dont la courbe s’étire aux lenteurs mesurées d’une pression interne encore ignorée, se montre souveraine : tous sens éveillés, les senteurs dubitatives jouent le pari du goût !

Sous un affaissement qui se pèse, la lame crève, incise et sort engluée : une part du doute vient de se retirer. Et le précieux triangle, d’où s’écoule la marée lente d’un flot crémeux accosté sur la grève de porcelaine nous renseigne, alors que les effluves de saveurs promises nous parviennent. On croit déjà savoir.

Objet premier de l’esprit que l’imagination magnifie, passée l’épreuve décisive du goût, dont le plaisir dépend, le prestige du fromage s’écroule graduellement, et n’est plus bientôt que processus nourriciel :

- Mastication

- Déglutition

- Digestion

- Transformation

- Assimilation

- Exonération résiduelle.

On le voit, les plus belles histoires ne tiennent pas toujours leur poésie jusqu’au dernier vers, et parfois l’on croit voir dans la boîte fermée plus que ce qui paraît dans l’assiette.

 

 

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Jyssépé  02 / 2019 Sur une idée des Impromptus Littéraires : « On va pas en faire un fromage ! »

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01 février 2019

Construire un shoggi

Rencontrant un intérêt renouvelé, cet article déjà ancien a été enrichi, et "remonté" vers l'instant plus proche d'un présent déjà passé :

Dernières mises à jour : 17 décembre 2018, 15 février 2019

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Construire un shoggi démontable

pour la méditation en voyage, dans la nature, au jardin,

ou simplement chez soi

 

           Le shoggi est le tabouret de méditation utilisé en remplacement du coussin traditionnel, le zafu, lorsque le méditant ne peut l'utiliser pour des raisons personnelles (douleurs articulaires excessives, arthrose, âge, séquelles d'interventions chirurgicales ou simple préférence) :

 

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MÉDITER TOUT DE SUITE

                     N'exigeant pas d'initiation et ne provocant pas de douleurs articulaires, le shoggi permet de méditer quasi-immédiatement dans une posture stable.

Ainsi les gens pressés, si nombreux aujourd'hui, peuvent-ils commencer à méditer sans "perte de temps". Et qui sait s'ils ne reconnaîtront pas bientôt que, comme le dit le proverbe patagon "Quien se apura pierde su tiempo" - Qui se presse perd son temps.

 

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                                        Cependant, les shoggis du commerce rencontrés, souvent à taille unique et trop bas, ne règlent pas le problème des douleurs articulaires dues aux membres inférieurs trop fortement repliés. Fait aggravant, à l'opposé du zafu, ils ne sont aucunement rembourrés.

D'où l'intérêt d'en construire un adapté à sa morphologie, tout en y apportant plus de confort. Le cintrage de l'assise ne paraît pas vraiment utile. (Autrement qu'à compresser le nerf sciatique - certaines/certains comprendront.)

Et pourquoi ne pas le construire le plus léger possible et facilement démontable pour le voyage et la méditation dans la nature (valise, sac à dos).

Pour une personne de poids moyen, on peut oser le contreplaqué de 10 mm., qui s'avère suffisamment rigide et résistant, même sur sol inégal. Les trous et la forme trapézoïdale de l'assise n'ont d'autre objet qu'un poids optimisé, ici 844 grammes. Si l'on a des craintes, passer à 12 mm. comme décrit en second, bien qu'en cas de rupture on ne puisse guère tomber de haut.

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Un peu de géométrie, un soupçon de mécanique (les lois du plan incliné) :

P étant le poids du méditant, les efforts se décomposent en F1 (effort sur l'assise du shoggi) et F2 (effort vers l'avant se transmettant aux genoux). On voit que, si l'angle augmente, l'effort sur les genoux augmente. Un shoggi horizontal (tabouret banal) ne transmettrait aucun effort aux genoux. Un angle d'assise proche de la verticale transmettrait au contraire une grande part du poids du corps sur les genoux.

Or, un léger effort sur les genoux s'avérant indispensable à la bonne stabilité en méditation, un équilibre, en accord avec la morphologie du méditant, est donc à trouver.

 

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 Critères à prendre en compte :

- La hauteur : selon la souplesse des membres inférieurs (genoux, chevilles), le volume des mollets et la taille de la personne. Ici 213 mm. hors tout pour une taille de 1m. 75.

- L'angle d'inclinaison de l'assise, qui fait basculer le bassin vers l'avant et cintrer légèrement le dos. De 7 à 10°, ici 7,5°.

Noter que le shoggi démontable permet de remplacer les pieds dans d'autres hauteurs et avec un angle différent, pour arriver à la bonne ergonomie après tâtonnements. (Le contreplaqué est une denrée bon marché).

FOURNITURES :

- Contreplaqué 10 mm. du shoggi présenté en premier pour un poids total de 844 grammes (utilisateur poids 70 KG et taille 1m75) :

Assise : 160 mm. X 420 mm.

Pied : 160 mm. X 183 mm. Petite hauteur : 162 mm. (angle 7,5 degrés). Prévoir dès l'achat du prédécoupé (rectangulaire à recouper pour l'inclinaison) plusieurs jeux de pieds.

- Profilé de bois léger raboté plus ou moins carré 22 mm. X 25 mm. ou 23 X27 selon provenance.

- 8 Vis à bois tête fraisée 90° Ø 5 X 30 mm. pour assembler les 4 "carrés" sur l'assise.

- 2 Boulons à bois tête ronde collet carré M6 X 60 mm.

- 2 Écrous papillon M6.

- 2 Rondelles plates Ø 6 mm (facultatif).

- Plaque caoutchouc mousse haute densité épr. 10 mm. à découper au cutter (ici 2 épaisseurs) ; coller à la colle néoprène. La mousse basse densité s'affaisse rapidement.

- Lasure, peinture, vernis, finition au choix ou pas de finition.

 

DÉTAIL D'ASSEMBLAGE IMPORTANT :

Assembler chaque pied et ses 2 bouts de "carrés" de 22 X 25 mm avec le boulon à bois écrou papillon bien serré avant de visser les 8 vis à bois (2 par carré) depuis le haut de l'assise. (Afin de permettre le serrage efficace et sans jeu du pied entre les deux carrés par la suite).

 

SUGGESTION : qui osera la fibre de carbone pour moins de 400 grammes ?...

 

 Shoggi de voyage 844 grammes

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Aucune difficulté pour le moindre des bricoleurs (trous d'allègement et assise trapézoïdale en option). Le chanfreinage des deux carrés d'extrêmité permet de ne pas gêner les talons.

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Esthétique et finitions n'ont pas été privilégiées (mais on le peut).

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***

 Construction plus simple avec du CP de 12 mm au lieu de 10 (poids 1.044 grammes)

Pieds et assise vue de dessous

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Pieds et assise vue de dessus montrant les 8 vis Ø 5 X30 F/90° de fixation des 4 taquets avant le collage du revêtement mousse.

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Croquis rapides pour le shoggi ci-dessus réalisé en contreplaqué de 12 mm. 1 Clic pour récupérer l'image à la taille réelle.

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 Cotes entre parenthèses données pour une personne de taille moyenne

 

Plaque de mousse utilisée (vendue dans les grandes surfaces de bricolage)

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 Fabrication en petite série

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Nouvelle série (collection d'automne)

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***

 

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Plus simple de construction et plus "civilisé", un shoggi "de salon" taillé dans un profilé de bois courant (140 mm X 27mm).

Assemblage par 6 vis à tête fraisée et rembourrage identique au précédent. La baguette sur le pourtour retient le tissu élastique (jersey fluide type jambe de pantalon féminin) qui recouvre la plaque de caoutchouc mousse haute densité.

Poids : 1.500 grammes.

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DANS LA NATURE

                                                

                    Construire des pieds de shoggi pour méditer dans la nature (ou dans son jardin) nécessitant une surface d'appui au sol plus importante qu'en intérieur (ça s'enfonce, tiens !), on peut élargir les pieds à la base par simple collage, ou collage-chevillage comme ici, d'un profilé de bois léger de 25 mm X 20 mm par exemple. Prévoir aussi ces pieds-là un peu plus hauts pour les mêmes raison d'enfoncement et de sol irrégulier (+2 cm. par exemple).

Prévoir plus large en cas de sol marécageux ou de pratiquant(e) corpulent(e)...ou plus encore si les deux conditions sont réunies !

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 Détail des pieds.

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Shoggi utilisé ici en simple tabouret avec des pieds élevés pour contemplation, lectures édifiantes, affût de photo animalière, pêche (no kill please), chasse au Snark, grattage archéologique, repiquage de salade ou cueillette scientifique de pâquerettes...

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PLAIDOYER POUR UN SHOGGI

               Il est à noter que le shoggi n'est pas toujours le bienvenu dans certains dojos, les puristes ne jurant que par le zafu. Ainsi, le grand maître du Zen soto, Taïsen Deshimaru, ne l'autorisait pas dans son dojo. Si la posture sur shoggi peut rivaliser en stabilité avec le zafu, elle présente en effet une moindre ouverture des membres inférieurs, ce que certains maîtres hindous considèrent comme néfaste, notamment, à la circulation des énergies. Il est bon cependant de considérer l'état physique, comme l'âge et le manque de souplesse de celle ou celui à qui le zafu est impossible : méditer sur shoggi ou ne pas méditer du tout, telle est la question.

La position sur shoggi peut paraître en tout cas préférable à celle d'un lotus approximatif ou, pire, à celle sur chaise.

              Certain dojo parisien interdirait même (de nos jours) la pratique sur shoggi - et donc exclurait par là le pratiquant aux prestations physiques réduites par l'âge ou les accidents de la vie, au mépris de sa sincérité : où est, si chère au bouddhisme, la compassion ? - Noyée dans l'oubli de ceux qui souffrent (physiquement) au profit d'une élite jeune et sportive capable d'un lotus flamboyant ?

 

JCP  Février-Décembre 2018, février 2019

30 janvier 2019

Citation

 

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 Gaston Bachelard (1884-1962)

 Philosophe français

 

"Il y aura toujours plus de choses dans un coffret fermé que dans un coffret ouvert. La vérification fait mourir les images. Toujours, imaginer sera plus grand que vivre."

("La poétique de l'espace").

 

Ouvrages principaux : La psychanalyse du feu, L'eau et les rêves, L'intuition de l'instant, La flamme d'une chandelle, La poétique de la rêverie, La Terre et les rêveries de la volonté.

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24 janvier 2019

Le ruban de Möbius

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La poésie se loge ici dans la non-perception de la forme, là où la raison s'égare...

 

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Le ruban de Möbius (August Ferdinand Möbius, 1790-1868), présente des particularités géométriques étonnantes, voire stupéfiantes selon le degré émotif de qui s’y intéresse - le rencontrant pour la première fois.

 

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Réaliser soi-même l'expérience :

(Rien n'est montré de ce qui s'obtient : place à la découverte personnelle.)

 

Accessoires nécessaires :

- Papier (A4 par exemple)

- Ciseaux

- Bande adhésive type scotch

- Stylo feutre ou crayon

 

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Premier exercice :

1 - Découpez un ruban ABCD selon croquis.

2 - Assemblez-le (scotch) selon un anneau vrillé, A coïncidant avec C et D avec B.

3 - Découpez-le suivant la ligne médiane (ciseaux).

4 - Que constatez-vous ?

 

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Second exercice :

5 - Réitérez l’opération sur le ruban déjà découpé (découpez-le à nouveau suivant la ligne médiane).

6 - Que constatez-vous ?

 

Troisième exercice :

7 - Confectionnez un autre ruban identique au premier et assemblez-le de la même façon.

8 - Au lieu de le découper suivant la ligne médiane, découpez-le en suivant une ligne tracée au tiers du bord.

9 - Que constatez-vous ?

- Étonnant, non ? Pourquoi obtient-on un résultat tout différent de celui de l'exercice 1 ?...

 

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Remarques :

1 - Le ruban de Möbius n’a qu’une face et ne possède qu’un seul côté :

Pour vous en convaincre, passez un feutre tout au long de son bord... qui n'en finit pas ;

et suivez ensuite la face unique avec le même feutre (ou avec le doigt).

 

2 - Ci-dessous :

- Le ruban de Möbius (en vert) a été choisi comme symbole du recyclage (continuité).

- Quelques réalisations artistiques autour du célèbre ruban.

 

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En savoir plus :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_de_M%C3%B6bius

 

Jyssépé

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23 janvier 2019

Impermanente dune (0769)

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Impermanente dune

 

Vaste sablier du temps, la dune lentement

Sous la brise de mer égrène ses tourments.

Le pas du promeneur aux traces sans visage

Disparait doucement sous les rides sans âge,

Et la grève à son pied menace du néant

Les jeux de sable fin délaissés des enfants.

 

Soudainement accru, un souffle atteint l'oreille,

Y parle de lointains et retourne à sa veille ;

Le cri d'un oiseau blanc parfois déchire l'air

Puis se fond dans la paix des rumeurs de la mer,

Alors que sur les eaux parviennent les senteurs

De rivages dorés ruisselants de chaleur.

 

Royaume impermanent que la brise ensorcelle,

Masse paisible et nue, fragile citadelle

Assiégée par la vague, des vents te comblent d'or

Quand d’autres plus cruels ne veulent que ta mort.

 

 

JCP 11/2016 – 11/2018

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22 janvier 2019

Religion chaleureuse

Article déjà ancien remis au goût du jour : les travaux de rénovation de la place du Salin sont enfin achevés (plus d'un an).

 

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                                               Une pensée émue pour les pionniers de l’astrophysique, dont certains périrent dans les flammes de l’Inquisition pour simple curiosité. En ces temps-là, où l’obscurantisme religieux tenait lieu de science, le  dessin ci-dessus n’aurait pas manqué d’avoir un effet semblable.

 

A tout humain combustible :

Tolérons, acceptons les religions, mais soyons vigilants.

 

Place du Salin, Toulouse, lieu d’autodafé jusqu’au 17ème siècle. (Image avant travaux de rénovation).

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Jouxtent la place : L’église réformée du Salin, l’Institut Catholique de Toulouse, le Palais de Justice de Toulouse.

Janvier 2019 : A l'issue de près de deux ans de travaux la place du Salin, enfin rendue aux pétons a aussi, et fort heureusement, retrouvé son panneau commémorateur. Dans la négative une lettre de réclamation était prête à être adressée à la mairie de Toulouse - que je remercie pour le maintien de sa laïcité : athée certes, mais croyant et pratiquant.

JCP

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21 janvier 2019

Citation

 

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Frank Zappa  (1940-1993)

"On ne leur apprend pas la beauté, on leur apprend le juste nécessaire pour gagner de l'argent en travaillant pour acheter ce que d'autres fabriquent.

L'art, la pensée, ne sont pas la préoccupation de ce gouvernement facho-religieux."

(Prononcé aux États-Unis lors d'une interview, sous la présidence du Très-chrétien Jimmy Carter,).

 

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15 janvier 2019

Citation

 

 

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Ray Charles (1930-2004)

« Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi... J'aurais pu être noir. »

 

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12 janvier 2019

Mornes vestiges (0938)

 

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                                                                                                                              Salton sea (Colorado) : sel et pesticides ont eu raison de toute vie.

 

Mornes  vestiges

 

                         Du passé désolé qu’une main factice - tempête de vigueur accostée au lourd néant des eaux - effleure sous les yeux des falaises insignes, ne paraît que relents affaiblis de forces très anciennes. Et, vastes autrefois, les mers intérieures, longtemps assaillies de blancheur, se sont retirées vaincues.

Entonnoirs de la mort, d’implacables écroulements au cœur même des sables nus défigurent les dunes. Et l’astre qui brille plus fort tout au long des péninsules semble estimé du néant de ces eaux noires, liquides charbonnés surgis d’entrailles vierges de soleil.

Sur le lit déroulé d’êtres en déroute, l’été jailli de sphères disparues laisse à la bouche le relent d’amertume de sels éblouissants où le pied ne prend pas de pas, et les froids oubliés donnent à ces cadavres de chaleur l’indicible saveur des anciens nutriments.

Aux sillages de poussière, brèves apparitions que de grands vents referment, se lit le vestige mort-né, migration de vies précaires au devoir d’abandon des grandes tragédies.

Œil glauque asséché, ouïes sans mesure ouvertes et pestilences enfouies qu’un pied de hasard ranime, des souffrances passées sous les eaux disparues ont laissé leur empreinte, et l’insecte noir qui grattait ces terres de famine s’est enfui.

La coque de bois gris d’une barque éventrée bâille de son dernier soupir, et sur d’anciens débris que le fin cristal a poli, se déchiffre le vouloir mort d’un vivant oublié.

Parmi les mousses, qui s’effritent en flocons grisâtres, court encore un lézard au sourire de pierre de murailles écroulées, et partout les vents enflammés rassemblent au creux des sables des escadrons de mouches mortes.

L’avenir expiré de ces horizons désolés de solitudes grises se fond au mirage des airs brûlants.

 

 

En savoir plus sur Salton Sea :

https://www.youtube.com/watch?v=ljyCic1lKXw

 

 

Jyssépé 11-12 / 2018

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07 janvier 2019

Citation

 

Paul Valéry (1871-1945)

"La politique est l'art d'empêcher les gens de s'occuper de ce qui les regarde."

 

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04 janvier 2019

Cuisine Innovante : recette 01

                                     

                         Certaines recettes de cet art qui s’apparente à celui du mandala tant il est voué à l’éphémère seront désormais présentées ici. On pourrait croire illusoire la quête de succulences inédites, tant les médias ont tout montré et rebattu : des préparations résolument innovantes autour de produits neufs - il en existe - prouveront le contraire aux plus blasés des gourmets !

 

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  01 – La plaque d’égout

                             Donner la préférence à des exemplaires frais dont la face inférieure, exposée aux remugles égoutiers, ne l’a pas été plus d'une décennie (quelques beaux sujets sont présentés en fin d'article).

La plaque d'égout se fait exclusivement en civet, daube ou blanquette, avec un vin puissant (J.P. Coffe osa jadis le terme trivial de "couillu" que, attentifs aux susceptibilités féministes, nous écartons ici).
La plaque une fois découpée en morceaux de bouche ainsi que toute daube (ébavurer soigneusement), opérer au four une cuisson lente à basse température (750-800 degrés).

Suivant la teneur en carbone du métal compter huit à dix jours à feu régulier. Assaisonner selon goût.

Précuites à la vapeur et tranchées en gros cubes, les traverses de chemin de fer (les choisir bien grasses) et les douves de barrique ayant connu le vin noir de Cahors sont alors plongées dans une marmite avec les morceaux de plaque et le vin. La cuisson se poursuit ainsi thermostat 4 (feu doux) 8 à 10 heures.

C'est prêt.

Servir très chaud.

 

Accompagnements & variantes

Certains chefs lyonnais préconisent un écumage en surface des flocons d'oxyde, qui se consomment en beignets, ou froids en vinaigrette. Accompagner alors ces hors d'oeuvre d'une salade de feuillard ou d'un aïoli à la semence de tapissier.

Cuisine végétarienne : la semence de tapissier nécessite 40-50 jours en germoir pour obtenir des pousses charnues. Éliminer l'oxydation résiduelle à la paille de fer.

Boisson préconisée : huile multigrade 10W50 ou 25W40 selon préférence. Servir à discrétion en gobelet métal dès l’apéritif afin de préparer les estomacs.

On peut frire dans la même huile quelques rayons de bicyclette, salés au sulfate de batterie (l'exiger récolté au pôle +) et servis en amuse-bouche, ou bien une chiffonnade de barbelés saupoudrée de fibre carbone (le croustillant !) servie en sauce aigre-dure.

Que la digestion vous soit douce (compter environ 72 heures d’incapacité selon les aptitudes digestives des convives).

 

En préparation :

- Cuisiner un Père Noël

- L’ange au vin de messe

- Dépecer une moto

- Saler un tractopelle

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Ci-dessous : quelques exemplaires de plaques tout à fait appétissantes (ville de Toulouse) :

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Jyssépé 01 / 2019

02 janvier 2019

Bonne année 2019

2018 voeux JCP 680

Posté par J Claude à 11:40 - Commentaires [6] - Permalien [#]
26 décembre 2018

Divin Ratage (0745)

Sans ticopie

 

 

Divin Ratage

 

Un serpent serpentait au pied d'un arbre à pommes,

Quand vinrent affamés une femme et un homme,

Convoitant les beaux fruits à leur maturité,

Comme on les voit parfois dès la fin de l'été.

 

Menaçant leur festin, le reptile se dresse,

Ajoutant à leur faim une infinie détresse.

Et voyant le serpent briller de l’œil du mal,

D'une pierre lancée l'homme tue l'animal.

Or l’estomac repu de fruits en abondance,

Ils voulurent goûter du fruit de jouissance.

 

N'ayant du serpent mort appris l'acte d'amour,

On les vit s’éreinter jusqu’à la fin des jours -

Sans jamais concevoir quelque progéniture.

Le couple disparu s’arrêta l’aventure,

Et l’on ne vit sur Terre qu’animaux très gentils.

Alors Dieu se leva, s’inclina, et partit.*

 

 

* Bien que parfaitement authentique car jamais démenti, cet incident de la Divine Création (on dirait « bug » de nos jours) est peu signalé dans les grands ouvrages monothéistes.

En vérité il faut le dire, les dieux gagneraient en crédibilité si, d’un ego plus modeste, ils avouaient leurs échecs.

 

 Jyssépé 11/2016 – 12/2018

Posté par J Claude à 09:58 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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24 décembre 2018

Des nouvelles du Père Noël

 

Santa-Buddha 500 copie

Surmené depuis trop longtemps, le Père Noël a pu enfin

retrouver calme et compassion grâce à zazen.

Ainsi devrions nous recevoir le cadeau juste*.

 

 

* Faut dire qu’une session de chasse au Kenya pour ma petite voisine Chloé (11 ans) et des sex toys pour Sœur Marie-Thérèse (Carmélite à  Ste Marie de Boulaur) en 2017...

Jyssépé

Posté par J Claude à 14:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]